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Rôle des partis politiques en Centrafrique : Régina KONZI MONGOT s’interroge !

KONZI MONGOT« A quoi servent les partis politiques en République Centrafricaine? » s’interroge la candidate à l’élection présidentielle de 2015 en Centrafrique, Régina KONZI MONGOT. Cette problématique a sa raison d’être posée dans la mesure où la République Centrafricaine peine à se relever de la grave crise militaro-politique qu’elle y est plongée depuis le coup d’Etat du 24 mars 2013, jusqu’à ce jour, alors que les hommes politiques de ce pays passent leurs temps dans les inutilités, en se tergiversant pour le pouvoir. Alors qu’un adage dit : « On reconnait le maçon au pieds du mur». Comment on peut se tergiverser pour le pouvoir en ignorant ceux dont on est appelé à gouverner ? Quelles leçons tirons-nous d’eux ?

Pour un pays comme la République Centrafricaine, couvrant une superficie de 623.000 kilomètre carrée, avec une population estimée à 4.200.000 habitants (cf RGPH 2003), on dénombre plus de 100 partis politiques, tous confondus. Est-ce possible ? Est-ce des partis politiques conscients, responsables et dignes de fois ? Jouent-ils réellement et de manière démocratique leur rôles d’animer la vie politique nationale, d’informer, d’éduquer et de former leurs militants et militantes au strict respecte des institutions de la République et au principe des droits humains comme on le voit dans d’autres pays du monde?

Autant d’interrogations qui relancent le débat sur le texte (Loi) organique sur la création, l’organisation et le fonctionnement des partis politiques en République Centrafricaine. La relecture de cette loi organique est nécessaire pour tamiser les partis politiques qui naissent et poussent comme des champignons, sans une vision politique claire, ni projet de société pragmatique en faveur du peuple.

Dans tout Etat démocratique, il n’y a que les partis politiques légalement reconnu par l’Etat et qui ont une représentativité sur le plan national, qui peuvent bénéficier des subventions de l’Etat (cf : Loi organique des partis politiques en RCA). Il n’est pas donné à n’importe quel parti de bénéficier des subventions de l’Etat, s’il ne répond pas à certaines dispositions contenues dans la loi organique. Seule en Centrafrique, pays de tout paradoxe qu’on peut voir des fretins partis politiques qui n’ont pas de poids sur l’échiquier politique national, faisant des courbettes dans les messes de minuit pour être financés par le pouvoir en place.

D’après nos enquêtes, les autorités de transition financent en catimini le congrès de certains partis politiques. On se demande si c’est un parti politique ou un groupement des cherchés à manger ? Sur ce point, la candidate Régina KONZI MONGOT n’a pas voilée la figure. Elle condamne publiquement sur sa page facebook ce genre de comportement en s’interrogeant de cette manière : « Est-il normal que la transition finance les congrès et le pré campagnes des partis politiques en République centrafricaine? Que cela nous cache-t-il ? Pour des prises de position que nous connaissons aujourd’hui ? Ou à propager l’insécurité dans le pays pour continuer à fréquenter la présidence et la primature ? Sans aucune proposition ferme pour sauver la Centrafrique. Honte à vous, Messieurs les leaders d’opinion ! ».

Notons qu’avec cette condamnation, nous savons qu’il y a quand même dans ce pays des personnalités intègres, compétentes et dont la probité ne fait aucun doute. Ce sont ces hommes et ces femmes sur lesquels la République Centrafricaine doit s’appuyer et non sur quelques baroudeurs, politiciens de petit calibre, épris de pouvoir et uniquement guidé par leur intérêt personnel.

Affaire à suivre….

Prince BANDA

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