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Centrafrique: les troupes brésiliennes combleront le vide du retrait des casques bleus gabonais

les soldats de la Minusca@Eric Ngaba

Le chef de la Minusca, Parfait Onyanga Ananga avec les soldats gabonais de la Minusca@Eric Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 13 mars 2018 (Ndjoni Sango) : Le gouvernement gabonais a annoncé jeudi dernier , en conseil des ministres, le retrait de ses troupes engagées depuis 2014 dans la mission de maintien de la paix de l’ONU en République centrafricaine (MINUSCA). A ce retrait qui crée un vide dans l’effectif des casques bleus de la Minusca, l’arrivée prochaine des troupes brésiliennes dont les négociations sont en cours, pourrait combler ce vide, a indiqué à Ndjoni Sango, la porte-parole par intérim de la Minusca, Ikavi Gbetanou Uwolowulakana.

Les autorités gabonaises ont décidé de rapatrier les 450 soldats engagés dans la Minusca, alors que la République Centrafricaine continue de faire face au cycle de la violence entretenu par des groupes armés. visiblement, ce retrait va créer un vide au sein de la Minusca qui s’est confrontée à un problème accru de l’effectif de ses soldats dans l’accomplissement de sa mission.

Face à ce retrait dont les raisons demeurent non élucidées, la Minusca qui cherche depuis à augmenter l’effectif des casques bleus, va devoir faire appel à d’autres pays contributeurs des troupes de l’ONU, pour lui fournir des contingents. D’après la porte-parole de la Minusca, jointe au téléphone par la rédaction de Ndjoni Sango, la piste des troupes brésiliennes est possible pour combler ce vide.

Ikavi Gbetanou a informé que les discutions sont en cours avec les autorités brésiliennes pour l’envoi possible du contingent brésilien en Centrafrique.

Concernant la datte du retrait du contingent gabonais, la porte-parole de la Minusca laisse entendre que ces casques se retireraient probablement en moi de juin. Car, a-t-elle indiqué, les discussions sont enclenchées avec les autorités gabonaises pour que ce retrait soit fait dans la sérénité.

La République Centrafricaine fait face au conflit militaro-politique depuis la prise de pouvoir par la coalition rebelle de la Seleka en mars 2013. Des civils font l’objet des attaques ciblées des groupes armés qui profitent des ressources de ce pays, en dépit de la présence des casques bleus et d’autres troupes étrangères, à défaut des Forces armées centrafricaines (FACA) en restructuration.

L’auteur de l’article :

Erick NGABA est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Bangui où il a obtenu sa licence professionnelle en Journalisme. Free-lance, il est le Directeur de Publication et Webmaster de ce site d’informations. Courrier : doctarngaba@gmail.com , +236 72614325

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