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Centrafrique : Interview « Je veux valoriser la ville de Bégoua à travers le Handball » dixit Nadia Démian HANKOF

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Nadia DemianHankof/@Juv Kohérépédé

Ndjoni-Sango (25/03/16) :_Présidente des clubs féminins et masculins, TONGOLO TI BEAFRICA (Etoile de Centrafrique en Sango, NDLR) Nadia Demian HANKOF est une joueuse et entraineuse de Handball qui organise le Tournoi dénommé WANGURU LEGUE TI SIRIRI. Ce tournoi s’inscrit dans le cadre de la journée Internationale du Sport au service du développement et de la paix célébrée le 6 avril. Elle a accordé une interview à Ndjoni Sango dont voici l’intégralité.

Ndjoni Sango : Bonjour, Madame Nadia Demian HANKOF, vous organisez un tournoi de Handball au Centre sportif de TOUNGOUFARA à PK16 sur la route de Boali, dites-nous en quoi consiste exactement ce tournoi ?

Nadia Demian HANKOF : Vous savez la journée du 6 Avril est journée internationale du sport au service  du développement et de la paix. Le Tournoi est dénommé WANGURU LEGUE TI SIRIRI (Sport, chemin de la paix, NDLR). Je veux valoriser la ville de Bégoua à travers le Handball. Beaucoup de gens pensent qu’à partir de Bégoua en allant à Boali, on n’a rien de bon.

 Ndjoni Sango : Est-ce que ce tournoi sera mixte et toutes les catégories sont prises en compte ?

NDH : C’est un tournoi qui est mixte. Nous aurons les cadette sen filles et les minimes en garçons. Il est réservé aux enfants de 12 à 16 ans des catégories minimes, benjamines et cadettes. Il aura les clubs des autres localités qui viendront participer à ce tournoi.

  Ndjoni Sango : Ce tournoi est-il à sa première édition ? Va-t-il se pérenniser ?

NDH : Non, ce n’est pas la première fois, le 2 mai 2015, nous avons organisé un autre tournoi de ce genre à TOUNGOUFARA toujours dénommé Jeunesse et Travail. Nous allons continuer dans ce sens dans les années à venir. Nous avons beaucoup d’activités à organiser. Nous interpellons les jeunes filles et garçons par la nécessité du travail. Cette fois-ci nous interpellons les enfants à la cohésion sociale, la coexistence pacifique et la nécessité du vivre-ensemble.

Ndjoni Sango : Pour finir, pourquoi avoir choisi le centre sportif de TOUNGOUFARA ?

NDH : Parce que c’est un site oublié. J’habite la zone de TOUNGOUFARA, c’est un centre qui a été construit il y’a belle lurette, c’est une zone oubliée. Il est totalement délabré, je me suis dit qu’il faillait interpeller l’attention du gouvernement et de la population de Bégoua. Nos enfants sont principalement de cette zone.

Ndjoni Sango : Je vous remercie.

Propos recueillis par Juvénal KOHEREPEDE