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RCA: le mauvais traitement des femmes enceintes dans les hôpitaux à Bangui

Par Mariam LEDANE

Des femmes mères à l'hôpital communautaire à titre d'illustration@photo Erick Ngaba
Des femmes mères à l’hôpital communautaire à titre d’illustration@photo Erick Ngaba

Bangui 29 octobre 2019—( NDJONI SANGO): Plusieurs femmes enceintes se plaignent de l’accueil et du traitement des soins, notamment lors des accouchements dans les hôpitaux à Bangui. Beaucoup de femmes enceintes se disent être victimes de maltraitance infligée par les sages femmes dont l’argent est une préoccupation première au lieu de leur santé. enant d’elles

Les femmes subissent en silence un mauvais traitement dans les formations hospitalières à Bangui. Tantôt, ce sont des injures ou l’arnaque pendant l’accouchement, de stigmatisation et de ségrégation.

L’on se demande pourquoi les personnels soignant ont- ils juré au moment de prestation de serment d’exercer leur travail comme il se doit, alors qu’au pied du mur, certains font le contraire.

Ces cas décriés entrainent des conséquences souvent dramatiques pour les nouveau-nés et leurs mères du fait de manque d’assistance.

Rencontrée ce matin dans un centre de santé pour sa première consultation prénatale, une jeune fille âgée de 22 ans sous couvert d’anonymat, qui est à sa première grossesse et n’étant pas instruite, subit une grande humiliation en public par les infirmières

« Surprise par des questions qu’elles me posaient, je voulais plus de précision afin de mieux cerner leur question, en retour elles ont commencé à m’injurier sans mot dire » a-t-elle expliqué avant d’ajouter que « Accoucher à la maison ou à un endroit sonne en mieux que d’être mal accueillie et maltraitée dans un centre de santé ».

Comme Mélanie qui, depuis hier soir, est sur le point d’accoucher,  agonisant de douleur, toute seule dans son coin en attendant que les sages femmes prennent soins d’elle. Interrogée par sa mère à son chevet, elle nous fait état de la situation

«Nous sommes là depuis 1heure du matin. Voyez par vous-même je n’ai pas les moyens tous l’argent qui est sur moi n‘est réservé qu’au droit de l’accouchement. Le père de cette grossesse a refusé de le reconnaitre,  depuis je suis la seule à prendre soin d’elle. Depuis que nous sommes là il n’y a eu que les internes qui se sont approchés de ma fille, elle souffre de douleur je sais que faire » a-t-elle explique.

Il est temps que le gouvernement s’appesantisse sur ces cas. Les responsables des formations sanitaires doivent sensibiliser sur le respect des droits des patients et l’amélioration de l’accueil réservé aux femmes enceintes.  

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