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Centrafrique: des commerçants du km5 victimes de braquage des extrémistes armés

       une vue du marché Km5@Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 30 mai 2018 (Ndjoni Sango) : Le célèbre quartier du 3ème arrondissement de la ville de Bangui, appelé Pk5 ou encore Km5, n’a pas encore soigné son image datant depuis la prise de pouvoir par la coalition rebelle de la Seleka en mars 2013. Ce secteur, considéré comme le grand centre commercial de la capitale centrafricaine ne cesse de faire parler lui négativement depuis que des extrémistes armés y ont élu domicile. Ces derniers, des civils et commerçants du KM5 font l’objet de multiples braquages des hommes en armes.

Après l’échec cuisant de l’opération baptisée « Soukoula », visant à neutraliser les fauteurs des troubles dans le 3ème arrondissement par la Minusca et les forces de l’ordre, les civils subissent quotidiennement des menaces armées.

Des intimidations, des braquages à main armée des motos, des rançonnages, voilà entre autres des actes criminels qui constituent le quotidien des civils notamment des commerçants du KM5.

La semaine dernière, des extrémistes armés ont braqué les motos des commerçants du secteur Béarex, à la hauteur de la station Total de Pinch-coco. Selon les informations recueillies, au moins 5 motos appartenant à ces commerçants ont été saisies par un groupe d’hommes armés venus du secteur Pinch-coco.

Des sources proches du dossier ont expliqué que les bandits armés ont exigé aux propriétaires des motos de leur verser 150.000 FCFA chacun. Quatre commerçants ont tempéré et ont récupéré leurs motos.

Pendant ce temps, d’autres ayant jugé d’abandonner la moto, refusent de leur verser la somme exigée. Car pour ces commerçants, ces fonds exigés leur permettent d’entretenir leur industrie de guerre dans la capitale.

Depuis un bon bout de temps, les commerçants du Km5 sont devenus les cibles des extrémistes armés qui prennent les civils du 3ème arrondissement en otage. Après la dénonciation de la presse sur le financement illicite des criminels et le refus des commerçants de verser les cotisations aux groupes des criminels de ce grand centre commercial de la capitale, ceux-ci se livrent aux actes de braquage à ciel ouvert, de rapt et de rançonnage pour survivre.

Un blocus asphyxie le km5

Le Km5 un secteur mouvementé par des activités commerciales dans la capitale centrafricaine, a été depuis presque un mois une zone rouge à éviter pour les civils qui y vont pour se ravitailler en produits alimentaires et ou exercer leur commerce.

Une ceinture sécuritaire a encerclé tout le 3ème arrondissement, une localité de la capitale à majorité musulmane. Des barricades des milices armées entourent toutes les quatre sorties et entrées du Km5 empêchant la libre circulation des personnes et des biens. Des civils musulmans ont de la peine à mieux passer la période de ramadan.

Des quartiers périphériques ne sont que l’ombre d’eux-mêmes suite aux échauffourées éclatés depuis deux semaines environs. Aucune patrouille des forces régulières et des casques bleus de la Minusca n’est visible dans le 3ème arrondissement de Bangui. Conséquence, les civils sont sous la coupe des extrémistes armés du km5. Pour combien de temps, doit-on vivre avec cette situation ?

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