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Centrafrique: une table ronde de mobilisation des fonds pour le déploiement des FACA et FSI

Marie Noëlle Koyara, ministre de la défense, et Henri Wanzet Linguissara, ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique@ Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 4 juillet 2018-Ndjoni Sango: Le gouvernement centrafricain est en quête de fonds pour le déploiement des Forces de défenses et de sécurité intérieure relativement au plan national de la défense. Une table ronde se tient ce matin 4 juillet 2018 jusqu’à demain au siège de la commission de la CEMAC à Bangui, en vue de mobiliser les ressources financières nécessaires auprès de la communauté internationale à cet effet. Cela a fait l’objet d’une conférence de presse conjointe animée le lundi dernier par la ministre de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara, et le ministre de la sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara, au ministère de la défense.

Au-delà de problème logistique, le gouvernement centrafricain se confronte aux difficultés d’ordre financier pour rendre opérationnelles les forces de défense et de sécurité internationale. Les membres du gouvernement centrafricain ont présenté à la presse les projets de développement des forces armées centrafricaines, de la gendarmerie et de la police.

A cet effet, le gouvernement a initié une table ronde avec les partenaires techniques, une table ronde qui a lieu aujourd’hui 4 jusqu’à demain au 5 juillet 2018, en vue de mobiliser les fonds additionnels pour la réhabilitation des infrastructures des forces nationales et leur déploiement.

Cette table ronde permettra au gouvernement centrafricain de présenter à la communauté internationale les progrès réalisés dans les secteurs de la sécurité, de dresser un bilan des actions menées jusqu’à présent, de susciter la participation et le soutien des partenaires techniques et financiers, et de déterminer les ressources financières nécessaires en appui à l’action de l’Etat.

D’après la ministre de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara, les fonds propres du gouvernement ne permettent pas de réussir le plan national de la défense.

«  A titre d’exemple, un déploiement pour une période de 4 mois, cela nous coûte 5 à 6 milliards. Donc, vous imaginez que la sécurité et la défense demandent de gros investissement et nous ne pouvons pas seulement compter sur nos ressources propres, surtout que nous sommes en crise. Donc, nous sommes obligés de faire appel à tous nos partenaires qui aiment notre pays et qui veulent que les projets de développement redémarrent dans ce pays, de nous appuyer à ramener la sécurité de manière durable dans notre pays », a expliqué la ministre de la défense nationale.

De son côté, le ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara a fait l’état des lieux et les perspectives des forces de sécurité intérieure. Lors de cette conférence, le ministre de la sécurité a évoqué les différents renforcements des capacités de la gendarmerie et de la police, la formation de 500 gendarmes et policiers qui sont en phase de bouclage d’un éventuel recrutement de 1000 autres gendarmes et policiers, ainsi que de déploiement des éléments de FSI à l’intérieur du pays dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat.

« Le ministère de l’intérieur chargé de la sécurité publique éprouve d’énormes difficultés dont notamment le nombre réduit d’armement, absence des moyens de transport des troupes, véhicules de manœuvre dans la capitale en nombre réduit et vieillissant, manque de moyens de mobilité dans la quasi-totalité de province, manque de moyens de transport de troupes des deux écoles de police et de la gendarmerie. En demeurant, une réponse proportionnelle à tous ces handicaps permettront aux éléments des forces de sécurité intérieure d’assurer leurs missions régaliennes que sont protéger les personnes et les biens, faire respecter la loi, prévenir les troubles et veiller à ce que la paix, la tranquillité et l’ordre public, participer à la défense des institutions républicaines, et des intérêts de la nation, et de participer aux opérations de maintien de la paix », a fait savoir le ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique.

Depuis le coup d’Etat du 24 mars 2013 par la coalition rebelle de la Seleka, les forces de défense et de sécurité intérieure que sont les FACA, la police et la gendarmerie, sont dépourvues de moyens d’opérations. Le gouvernement cherche à travers l’appui des partenaires pour remettre sur pied ces forces nationales.

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