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Les forces internationales, complices de violences en Centrafrique

Les Responsables de la MINUSCA

Les Responsables de la MINUSCA

Bangui (02/11/15) Ndjoni Sango: Les forces internationales en République centrafricaine, l’Opération française Sangaris et la force onusienne la MINUSCA, n’inspirent pas aujourd’hui confiance à la population. Face la montée de violence à Bangui, les forces internationales ne se sont pas convenablement investies pour sauver la population de la griffe des escadrons de la mort qui mettent à feu et à sang la capitale centrafricaine.

Une fois de plus, la ville de Bangui la capitale centrafricaine a connu depuis une semaine de violents affrontements  entre les milices armées du km5 et les Antibalaka. Ces affrontements ont sinistré une bonne partie de la capitale notamment le 3ème, 5ème et 6 arrondissement de Bangui. L’assassinat à Bangui des trois membres de la délégation de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), venus de Bambari a été l’élément déclencheur de ce regain de violence.

Les soldats de la MINUSCA / @Eric Ngaba

Les soldats de la MINUSCA / @Eric Ngaba

Face à cette situation, les forces internationales présentes dans le pays jouent aux spectateurs qui, dans les gradins du stade de football, regardent jouer. Si bien que l’on assiste à beaucoup de perte en vies humaines, à l’incendie des maisons dans les quartiers Fatima, Kina, Katin, Sara, Castors et Kptene. Les escadrons de la mort du km5 dans le 3ème arrondissement ont démontré de quoi ils sont capables. La tactique de terre brûlée, est devenue leur mode opératoire au vu et au su de la MINUSCA et Sangaris.

Miitaire sangaris à la base Mpoko à Bangui/ @Eric Ngaba

Militaire sangaris à la base Mpoko à Bangui/ @Eric Ngaba

A force de constater l’inactivité des forces internationales qui assistent et «contribuent» à ces regains de violence, la société civile hausse le temps en demandant à la MINUSCA et Sangaris d’appliquer leurs mandats respectifs. A défaut de cette application, le groupe de travail de la société civile centrafricaine exige purement et simplement leur retrait du territoire national. Cette attitude des forces internationales en Centrafrique est de nature à faire pérenniser le conflit en République centrafricaine tout en leur permettant de continuer de s’enrichir par tous les moyens dans le pays.

Par ailleurs, un silence complice est observé du côté du gouvernement de transition qui n’a rien fait pour décompter cette situation. Malgré la montrée rapide de la spirale de violence sur le terrain terrorisant la population civile, les autorités de la transition ne cherchent pas à assumer leur responsabilité alors la protection des citoyens centrafricains leur revient en premier lieu.

Eric NGABA

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