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Centrafrique: les critères de l’exportation de diamants au centre d’une formation des membres du comité national du Processus de Kimberley

les acteurs miniers en atelier de formation@Eric Ngaba

Les acteurs miniers en atelier de formation@Eric Ngaba

Par Eric NGABA

Bangui 10/09/17 (www.ndjonisango.net): les critères du Processus de Kimberley, les processus de validation des zones, les normes et procédures pour la reprise de la commercialisation des diamants bruts en provenance d’une zone conforme ont été au centre d’un atelier de renforcement des capacités des membres du comité national de suivi du Processus de Kimberley en Centrafrique. Financé par le projet américain DPDDA II qui milite pour la bonne gouvernance dans le secteur minier, l’atelier a eu lieu du 7 au 8 septembre 2017 à Bangui et a regroupé entre autres les cadres des mines, la société civile, les représentants des bureaux d’achats, les chefs de services déconcentrés des mines.

Les conflits armés qui affectent le secteur de diamants en Centrafrique amènent les autorités centrafricaines et acteurs de ce secteur à prendre des mesures conformes aux critères du Processus de Kimberley sur la commercialisation de diamants bruts. Les fraudes, les contrebandes, l’exploitation et l’exportation illégales sont entre autres les que maux que combattent les autorités centrafricaines pour sortir le diamant de l’impasse.

En collaboration avec le projet du gouvernement américain appelé DPDDA (Droits de Propriété et Développement du Diamant Artisanal) soutenu par USAID, le ministère des mines a organisé cet atelier afin de permettre à tous les acteurs impliqués dans le secteur des mines de s’approprier des mécanismes de Certification du Processus de Kimberley relatifs à l’exportation tout en respectant toute la chaine de l’exportation. Le but final de ces est de faciliter la levée totale de sanction internationale sur le diamant centrafricain.

Durant les deux jours de débats, trois thématiques ont été présentés notamment, l’Etat des lieux des exportations des diamants bruts, les critères du PK et les processus de validation des zones et les procédures de transfert et de réception des diamants bruts des zones conformes à Bangui.  L’atelier a permis aux participants de renforcer leurs capacités sur les critères établis par le Monitoring Team du PK.

« Cet atelier nous a permis de prendre contact avec les autres pour pouvoir avancer ensemble dans l’intérêt de notre pays. De notre côté, nous les collecteurs et bureaux d’achat, nous allons mettre en place une plateforme regroupant tous ceux œuvres dans le domaine de diamants. Nous allons organiser notre cette plateforme dans les plus brefs délais afin de permettre à tous les acteurs de trouver les solutions aux problèmes qui minent les activités de diamants centrafricains », se réjouit Ali Nandobo, un participant à l’atelier.

Par ailleurs, les acteurs miniers déplorent la lourdeur dans la chaine du transfert des produits miniers depuis les zones de l’exploitation jusqu’à l’exportation sur marché international. Ils souhaitent une amélioration dans le système d’exportation afin de booster leur économie.

« Nous voulons que le Comité national de suivi qui a été mis en place puisse travailler d’arrache-pied afin que des recommandation et un mémorandum soient adressé à l’équipe de Monitoring Team du PK pour que la procédure d’exportation soit allégée afin de permettre aux différents bureaux d’achat d’exporter régulièrement », souhaite Saint-Cyr Dieubeni Nganadora, Chef de service préfectoral des mines et de pétrole à Boda qui a pris part à l’atelier.

Dans ce combat de la levée totale de sanction sur le diamant centrafricain, le gouvernement américain à travers l’USAID qui soutient le projet DPDDA depuis 2007 en Centrafrique s’engage à appuyer le gouvernement centrafricain et les acteurs miniers à asseoir la bonne gouvernance dans le secteur diamant du pays qui contribue énormément à l’économie et au PIB.

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