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Le Chef de la MINUSCA fait le point sur les allégations d’exploitation et d’abus sexuels

téléchargementChef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Parfait Onanga-Onyanga, a fait, ce 4 septembre 2015, un état des lieux complet sur les cas d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels ainsi que les mesures prises pour mettre un terme à ce fléau. A la faveur d’une conférence de presse, il a annoncé, à ce jour, quatorze (14) cas d’allégation d’exploitation ou d’abus sexuels commis par le personnel des Nations Unies en RCA et qui ont été signalés à la MINUSCA.

Onanga-Onyanga s’est dit consterné par le nombre d’abus commis notamment envers des enfants nonobstant les efforts consentis par mettre un terme à ces délits, que le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a qualifié de « cancer de notre système ». Effet, «8 de ces 14 allégations sont des cas impliquant des mineurs de moins de 18 ans ». Il a ainsi condamné dans les termes les plus forts tous les cas d’exploitation et d’abus sexuels et a exprimé toute sa sympathie aux victimes. «En tant que fonctionnaire de l’ONU, en tant que père, j’ai du mal à dormir, sachant que les enfants que nous sommes censés protéger peuvent avoir été abusés» a-t-il martelé.

Parmi ces cas, douze (12) auraient été commis par des militaires, l’un implique la police et l’identité de l’auteur du quatorzième cas est encore inconnue. Chaque cas a été documenté et des enquêtes préliminaires ont été menées pour préserver les preuves. Pour les 12 cas impliquant des militaires, chaque pays contributeur de troupes a été informé et le déploiement d’enquêteurs nationaux a été requis. Pour six cas, des enquêtes sont déjà en cours par les pays contributeurs de troupes. Dans deux cas, la Mission mène elle-même les enquêtes car le pays contributeurs de troupes n’a pas envoyé un enquêteur national. Dans trois autres cas, des enquêtes conjointes Nations-Unies et enquêteurs nationaux sont en cours. Enfin, dans trois autres cas, le Bureau des services de contrôle interne a entrepris une enquête préliminaire afin de préserver les preuves.

Parfait Onanga-Onyanga a réaffirmé la détermination des Nations Unies à amener les pays contributeurs de troupes et de police sous le commandement de l’ONU à tout mettre en œuvre pour que justice soit faite. A cet égard, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, «sollicite la collaboration sans équivoque des pays contributeurs de troupes, qui détiennent l’autorité légale première de poursuivre les auteurs de ces crimes odieux, afin de mettre un terme à ce fléau une fois pour toutes ». Le Représentant du Secrétaire General pour la Centrafrique a souhaité aller plus loin dans l’obligation d’accompagner le processus de guérison des victimes. A cet égard, il a appelé la communauté internationale, la société civile, les média et les dirigeants de la RCA en partenariat avec la MINUSCA et la famille des Nations Unies, à envisager un programme de sensibilisation global de la société contre l’exploitation et les abus sexuels. Enfin, il a plaidé en faveur du développement de mécanismes d’information sur les allégations d’exploitation ou d’abus perpétrés par le personnel de la MINUSCA

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