La MINUSCA n'a pas gobé la décision de Samba Panza de réarmer les FACA

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Les portes-paroles MINUSCA /@Eric Ngaba
Les portes-paroles MINUSCA /@Eric Ngaba
Les portes-paroles MINUSCA /@Eric Ngaba

La décision des autorités de la transition en République centrafricaine de réarmer les Forces armées centrafricaine, FACA, n’a pas rencontré l’agrément de la MINUSCA. Lors de la traditionnelle conférence de presse de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), le porte-parole de la mission onusienne Vladimir Monteiro a exprimé la position de la MINUSCA sur cette épineuse question du réarmement des FACA.

Les échanges étaient houleux entre les responsables de la MINUSCA et les professionnels des médias venus à cette conférence de presse hebdomadaire de la mission. L’occasion pour les journalistes de poser des questions sur des sujets de l’heure. Sur la réhabilitation des FACA et l’embargo sur les armes ainsi que la participation des FACA aux côtés des Forces internationales pour assurer la sécurité de Bangui, le porte-parole de la MINUSCA a rappelé que le processus de réarmement de l’armée nationale se fait à travers les différentes résolutions du Conseil de sécurité des nations unies.

« La MINUSCA a entendu cet appel de la présidente de la transition à propos des armes qui doivent etre retournées aux FACA. Mais, en même temps,  cela se fait dans le cadre d’une résolution qui existe concernant la restructuration des FACA. Non seulement sur ces armes mais aussi la question de sanctions, cette question est en train d’être discutée dans le cadre du document adopté par le Conseil de sécurité », a martelé  Vladimir Monteiro.

Dans son adresse du 02 novembre 2015, à la nation, la Cheffe suprême des armées, la présidente de la transition a demandé à la MINUSCA de remettre à la disposition des forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin, d’après Catherine Samba Panza, de renforcer les capacités d’actions des troupes nationales engagées dans le combat. Or la MINUSCA, lors de cette conférence de presse, n’a pas gobé cette décision des autorités centrafricaines de rendre opérationnelle les forces nationales afin de mieux sécuriser la population.

Casques bleus de la MINUSCA en patrouille dans Bangui /@Eric Ngaba
    Casques bleus de la MINUSCA en patrouille dans Bangui /@Eric Ngaba

Par ailleurs, le Chef de la MINUSCA qui s’est intervenu au côté du porte-parole de la mission pour réagir aux multiples questions des Journalistes, a dit avoir entendu l’appel de la requête des autorités centrafricaines et avoir adressé une correspondance à la présidente du comité des sanctions mis en place par le Conseil de sécurité pour un assouplissement des mesures et le renforcement des forces de sécurité intérieure

«Le réarmement des FACA, une question cruciale, s’inscrit dans le processus de Réforme du secteur de sécurité (RSS). La Centrafrique a besoin d’une armée qui respecte les principes républicains. Il faut une armée ethniquement équilibré et représentative de toutes les régions du pays », a affirmé Parfait Onanga-Anyanga, Chef de la MINUSCA.

Le réarmement des FACA demeure une préoccupation du peuple centrafricain qui, au vu de la situation qui prévaut en ce moment dans le pays, ne fait confiance aux forces internationales réputées par une léthargie.

Eric NGABA

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