Centrafrique: les mercenaires soudanais et tchadiens mis en déroute à Zemio par des autodéfenses

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République centrafricaine, Njoh, 24 septembre 2013. Des hommes se réclamant des combattants anti-balaka, opposés aux soldats de la Séléka, posent avec leurs armes dans la rue principale de la ville de Njoh. © Michaël Zumstein / Agence VU' pour Le Monde Central African Republic, Njoh, September 24, 2013 Men claiming to be anti-Balaka fighters, opposed to the Seleka, are seen posing with their weapons in the main street of Njoh. © Michaël Zumstein / Agence VU' for Le Monde
Les autodéfenses en Centrafrique
les autodéfenses en Centrafrique

Par Eric NGABA

Bangui 02/10/17 (www.ndjonisango.net): Après plusieurs jours de violents affrontements à Zémio, les auto-défenses ont mis en déroute les mercenaires venus du Soudan et du Tchad en rescousse avec les rebelles du FPRC, a-t-on appris des sources concordantes. De sources locales, 24 morts ont été déplorés lors de violents combats dans cette localité située à 112 km à l’est de la capitale.

Ces milices armées qui se font appeler autodéfenses étaient venues de la localité de Bangassou, le lundi dernier à la rescousse de la ville de Zémio qui était sous contrôle des hommes armés notamment les « Ndjandjawil » du Soudan et du Tchad.

Selon les informations locales, « l’incursion des autodéfenses visait à déguerpir les envahisseurs Ndjandjawil, rebelles venus du Darfour au Soudan ainsi que les Peuhls combattants de l’UPC connus sous l’appellation de ‘‘Toroboro’’, qui règnent en maîtres absolus dans la ville depuis deux mois ».

D’après la source contactée qui a gagné la commune de Mboki  des corps sans vie sont encore visibles au sol si non aucun bilan précis n’est encore disponible. Mais certaines sources locales parlent de 24 personnes qui seraient tuées dans ces violences.

Après avoir déguerpi les mercenaires de Zémio, les autodéfenses poursuivent leur offense sur les autres localités pour chasser d’autres mercenaires venus en rescousse des factions rebelles de l’ex coalition séléka , à en croire les sources locales.

Aujourd’hui, les populations de Zémio sont abandonnées à elles-mêmes malgré les cris de détresse poussés par les autorités civiles et religieuses de la localité.

La ville s’est vidée de ses habitants estimés à 25 000 personnes, malgré la présence des forces onusiennes. La plupart, 11000 personnes, ont foui ces violences pour se retrouver soit dans la brousse soit en République Démocratique du Congo (RDC), d’après les humanitaires.

L’auteur de l’article :

Erick NGABA est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Bangui où il a obtenu sa licence professionnelle en Journalisme. Free-lance dans plusieurs agences presses internationales, il est le Directeur de Publication et Webmaster de ce site d’information www.ndjonisango.net. Courrier : doctarngaba@gmail.com , +236 72614325

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