RCA: situation sécuritaire inquiétante à Bogoura, alerte Sébastien Wenezoui

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Sébastien Wenezoui, ministre conseilé à la Présidence au cours d'une conférence de presse le 9 mai à Bangui @photo Marly Pala

Par Marly PALA

Bangui 10 Mai 2020—(Ndjoni Sango) : La situation sécuritaire est alarmante dans la commune de Bogoura, village situé à 60 kilomètres de Bangui sur la route de Boali. Ce compte rendu a été fait par Sébastien Wenezoui, ministre conseiller spécial à la présidence de la République, lors  d’un point de presse, tenu le vendredi 8 mai, au complexe 20000 places à Bangui, après une tournée effectuée dans cette localité.

 Le village Bogoura connaît ces derniers temps des troubles, semés par des peulhs armés qui volent des bœufs, torturent et tuent les villageois en  sèmant la panique dans cette localité. Et lors de son passage dans ce village afin de sensibiliser les habitants sur la date prévue  par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) pour les prochains scrutins présidentiels et législatifs, Sébastien Wenezoui, a pu constater cette déplorable condition sécuritaire des habitants.

Condition  qu’il a expliqué en ces termes : « Dans la commune de Bogoura, situé à plus de 10 KM, il y a effectivement la présence d’un groupe armé non identifié qui sème la pagaille. Ce sont des peulhs et on a évoqué leur présence dans la Lobaye. Les gens disent vulgairement que ce sont des peulhs. Mais, j’ai vu que c’est une race de peulhs, appelés Wouda et qui disent qu’ils ont été victimes des violences de l’UPC d’Ali Darassa. Donc, ils ont quitté depuis Bambari, Kaga-Bandoro pour se retrouver à Lambi, dans l’objectif de se venger sur les autres peulhs qui sont supposés être les éléments de l’UPC, alors que ces derniers sont aussi victimes d’Ali Darassa. Et donc la présence de ces peulhs dans les villages est liée aux hostilités des autres peulhs, appelés Wouda, qui les tuent ou encore ramassent leurs bœufs et demandent des rançons en n’épargnent point les villageois », a expliqué le ministre.

Il a ajouté que la quasi-totalité des habitants de l’arrière-pays se disent prêtes pour les prochaines élections et ne veulent en aucun cas entendre parler de la transition, comme soulignent d’aucuns dans la capitale. Et il en a profité pour appeler ces derniers à la vigilance.

Il faut signaler que plusieurs éléments des forces de sécurité intérieure ont été déployés par les autorités du pays dans cette localité après ce constat, afin de maximiser des patrouilles éclaires pour rassurer cette population, meurtrie de psychose.

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