RCA: Le député Meckassoua visé par une mesure de destitution devant la Cour constitutionnelle

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Abdou Karim Meckassoua, député du 3ème arrondissement de Bangui, ancien président de l'assemblée nationale de la RCA

Par Cyrille YAPENDE

Bangui 1er Août 2021—(Ndjoni Sango) : Le député réélu de la 2ème circonscription du 3e arrondissement de Bangui, Abdou Karim Meckassoua,  est visé par une mesure de déchéance introduite devant la Cour constitutionnelle par son adversaire à la dernière législative Algoni AIissène du MCU. L’intéressé qui a été notifié par la Cour le 22 juillet dernier, dispose  de 10 jours pour préparer sa défense face aux éléments présentés par son adversaire.

Le candidat déchu au second tour de la législative partielle Ibrahim Alhissène Algoni, a déposé via son avocat, au grief de la Cour constitutionnelle le 14 juillet dernier, une mesure de déchéance de son adversaire réélu au parlement. Cette information qui circule sur les réseaux sociaux ces derniers temps, a été confirmée par le greffier en chef de la Cour joint par notre Rédaction.

Dans leurs arguments, les requérants ont pointé d’un doigt accusateur, l’ancien Président de l’Assemblée nationale, d’être le géniteur de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), coordonnée par l’ex-président BOZIZE.

Il serait poursuivi par la justice pour complicité de vol à  main armée, complicité d’association de malfaiteurs, de complot et de complicité d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat.

Cette affaire soumise aux compétences des juges de la Cour constitutionnelle a-t-elle des preuves suffisantes pour accabler le député déclaré élu du 3ème 2 ? Contacté, le candidat déchu et adversaire politique de MECKASSOUA a refusé de décrocher nos multiples appels.

Du côté de l’accusé, l’un de ses proches joint a confirmé cette information, et indique que le Président de leur mouvement politique a été notifié le 22 juillet 2021 par la Cour, qui lui laisse dix jours pour présenter ses arguments face à ses allégations.

Les juges de la Cour vont-ils revenir sur leur décision, déclarant MECKASSOUA vainqueur ? Si les arguments de défense de l’accusé ne sont pas dignes de foi devant la Cour, les magistrats de la Cour vont-ils vraiment le destituer ? Ces interrogations soulevées auraient ses réponses à l’issue de la décision des juges, a précisé le greffier en chef de la Cour.

« Les juges sont en train d’examiner les arguments du requérant en attendant que l’autre partie nous présente ses arguments de défense. C’est à l’issue de leur décision qu’on saurait plus », a martelé Me Apollinaire NAMKOINA, Greffier en Chef de la Cour constitutionnelle.

Dans les deux documents brandis par l’avocat du candidat déchu, l’un est appuyé sur le rapport du groupe d’experts des Nations Unies sur la République centrafricaine en date du 25 juin 2021 où ils ont défini le rôle de Karim Meckassoua dans la structure de la CPC.

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Judicael Ouikon-Dongongo
1 année il y a

Meckassoua est la tête du serpent au Centrafrique. Il arrive parfois que celui-ci se vente de ces maléfiques coups portés aux centrafricains alors qu’il soit destitué et traduit en justice.