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Benin : les réfugiés centrafricains dans la tourmente

les réfugiés centrafricains au Bénin

Par Erick NGABA

Bangui 24 juin 2018 (Ndjoni Sango) : Les citoyens centrafricains vivant en refuge au Benin se retrouvent depuis un bon bout de temps dans une situation d’urgence. A défaut du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), la Coordination Nationale Assistance aux Réfugiés du Benin (CNAR) gère mal cette situation. A cet effet, les réfugiés centrafricains lancent un SOS aux autorités centrafricaines.

Des dizaines de réfugiés centrafricains au Bénin ont revendiqué la semaine dernière leurs droits bafoués, selon eux, par les autorités béninoises. En dénonçant des cas de détournement de leur bourse allemande et frais de scolarité de leurs enfants, ils ont revendiqué entre autres la couverture sanitaire, l’accès à l’éducation et aux besoins psychologiques, l’assistance en produit de première nécessité,

Face à cette situation, ils ont organisé le 20 juin dernier, un sit-in devant la Coordination nationale assistance aux réfugiés pour revendiquer leurs droits.

« C’est depuis hier mardi 20 juin 2018 que nos compatriotes centrafricains ont commencé à faire des sit-in légalement, car ils ont déposé les préavis au ministère de l’intérieur et des affaires étrangères et même le président Tallon est au courant de leur situation. Mais comme c’est une honte pour leur pays, le directeur de l’agence de protection civile a envoyé des policiers pour les chasser comme des chiens, alors que c’est pacifique. Vraiment nos compatriotes réfugiés au bénin ont  besoins d’assistance et si les autorités de Bangui peuvent intervenir en leur faveur», a expliqué un citoyen centrafricain vivant au Bénin.

D’après notre source au Bénin, le HCR n’y existe pas depuis 5 ans sur le cas de ces réfugiés. C’est la Coordination national assistance aux réfugiés qui s’occupe des réfugiés mais les torture moralement, à en croire notre source.

« La CNAR demande aux réfugiés de faire intégration locale forcée et fait comprendre à nos frère que HCR ne finance rien. C’est le gouvernement béninois qui finance. Nos frères ont décidé d’aller voir le préfet de la ville de Cotonou et le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur. Ces derniers sont étonnés de voir les réfugiés et surtout les Centrafricains. Car ils ont dit que les gens de CNAR n’ont pas signalé la présence des réfugiés centrafricains au ministère de l’intérieur et ils n’ont pas donné le vrai effectif des réfugiés. Le préfet a demandé à nos frères de faire un statut pour leur permet d’avancer dans leur démarche », a-t-il renchérit.

D’après ce citoyen centrafricain vivant au Bénin, le préfet de la ville de Cotonou a promis aux réfugiés de négocier au près des ONG internationales pour leur apporter de l’aide nécessaire. De surcroît, il leur a promis d’emmener leur dossier auprès du président de la république.

Cette situation mérite bien l’intervention des autorités centrafricaines à travers les plaidoyers et les descentes sur le terrain afin de décompter cette situation des citoyens centrafricains qui souffrent à l’étranger.

Depuis le déclenchement de conflit en République centrafricaine, des Centrafricains ont trouvé refuge dans des différents pays de la sous-région et de l’Afrique de l’Ouest. Certains ont vécu et continuent de vivre des situations difficiles dans les pays d’accueil

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