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Centrafrique: la politique d’un démagogue au sommet de l’Etat

Le président Touadera avec son premier ministre Mathieu Sarandji

Par Tanguy D’Assise Fimate

Les pays amis à notre chevet ont tout intérêt à prendre position pour le peuple centrafricain, et se détacher de l’élite dirigeante actuelle : bravache, paresseuse et cupide.

Aristote disait que la démocratie dénaturée est une démagogie. Cette perversion de la démocratie en République centrafricaine n’étonne plus, et le pire c’est qu’elle sert depuis plusieurs décennies les intérêts d’une élite déconnectée de la réalité, bravache, paresseuse et cupide dont le seul but est l’enrichissement personnel.

La démagogie étant ancrée dans notre histoire, même ceux qui devaient montrer la voie, n’hésitent plus dorénavant à faire appel à la paresse intellectuelle pour dire au peuple ce qu’il veut entendre en sachant pertinemment qu’il n’en ait rien. Au plus haut sommet de l’Etat comme si le ridicule ne tue pas, ils proposent des analyses et des solutions qui semblent évidentes mais au fond elles sont dénuées d’imagination et de sens.

La publicité faite autour de la présence russe en Centrafrique qui devait signer la fin de la souffrance du peuple en est une preuve. En se présentant aux échéances de 2015 qui a vu son élection à la magistrature suprême, Touadéra connaissait exactement la situation de la République centrafricaine.

Le tableau était sombre, et n’eût été la mobilisation des pays amis, des centrafricains de la diaspora et de la résilience de nos compatriotes de l’intérieur, l’essentiel n’aurait pas pu être préservé. Il y’a des signes qui ne trompent. On ne prend pas les rênes d’un pays à terre en disant laissez-moi le temps d’apprendre surtout quand on avait déjà eu l’occasion d’être aux affaires.

Le mensonge c’est quand il disait être le Président des pauvres alors qu’à peine élu ; tout était mis en œuvre pour que lui et ses amis puissent jouir du pouvoir que le peuple lui confiait. Le somptueux mariage de son premier ministre ou il était le témoin alors qu’une partie de nos compatriotes étaient encore sur le site de l’aéroport Bangui M’poko en disait long sur son état d’esprit.

Les nominations de complaisances, le clientélisme, la gabegie financière, et si on considère un récent article du mensuel Jeune Afrique qui constate une gouvernance familiale, avec son corollaire la main mise sur les régies financières est une insulte pour le peuple centrafricain.

L’incapacité du pouvoir à absorber les fonds promis lors de la table ronde de Bruxelles au travers d’une structure dédiée est aussi à mentionner.

Et on peut y rajouter les frasques de son sulfureux Conseiller spécial dont la présence sur les réseaux sociaux ne dément plus le fait que nous sommes gouvernés par des personnages d’un autre temps. En l’occurrence, nous devons tout mettre en œuvre pour reprendre notre destinée en main.

La globalisation implique le fait que le monde est considéré comme un village planétaire. Et c’est dans ce village que des Etats comme l’Iran ou encore la Corée sont contrôlés pour éviter qu’ils rentrent en possession de l’arme nucléaire. Je n’ai aucun commentaire à faire sur les faits précités mais nous centrafricains devrons intégrer le fait que nous serons toujours contrôlés parce que si ce n’est le cas, des états voyous peuvent entrer en possession de notre uranium.

Comment faire confiance à une élite cupide, qui place ses enfants et ses intérêts à l’étranger alors que son peuple souffre ?

Pour l’argent ils braderont des matières dangereuses même si cela peut constituer un danger pour le village ou nous vivons. Je veux ici lancer un appel, aux pays de l’Union européenne et du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui sont à notre chevet.

Rangez-vous du côté de ceux qui sont dans le besoin et ne demandent qu’à vivre paisiblement. Misez sur la jeunesse car elle est l’avenir et sera là demain. Car même si la mémoire s’amenuise, nous n’oublierons jamais que nous avons souffert dans nos chairs parce que rien n’a été fait pour nous et que les aides et subventions qui nous sont destinées servent toujours les intérêts d’une petite caste et leur permet de se maintenir au pouvoir.

Au nom de la démocratie, est-il normal de protéger un homme qui ne sait quoi faire de son peuple meurtri ? Qui n’a aucune orientation claire, ni une vision pour ses compatriotes dans le besoin ?

Réveillons-nous!

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