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Centrafrique: Pourquoi le nom de Sany Yalo revient dans toutes les sauces ?

Sani Yalo, Prdt du Conseil d’administration du BARC@Erick Ngaba

Par Mamadou NGAÎNAM

Bangui 9 février 2018 (Ndjoni Sango) : L’affaire de putsch déjoué de Malabo impliquant des mercenaires Tchadiens, Camerounais et Centrafricains ne cessent de couler tant d’encres et de salives en République Centrafricaine. Depuis le début de l’affaire de coup d’Etat manqué contre le pouvoir de Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale, le nom du Président du Conseil d’Administration du Bureau d’Affrètement Centrafricain (BARC), Sani Yalo et de toute la famille Yalo revient dans toutes les sauces en Centrafrique.

Les hommes politiques, les parlementaires centrafricains ont pris à bras le corps cette affaire, qui est d’ailleurs loin d’être des préoccupations de la population centrafricaine, pour incriminer toute la famille Yalo.

Alors qu’au rang des mercenaires dont fait partie Dada Yalo, petit frère de Sani Yalo, il y a également d’autres mercenaires Centrafricains. Au nombre de 16 se trouvant dans ce sal drap et qu’on ne les cite pas dans des commentaires des politiques centrafricains qui se constituent en détracteurs.

Et pourtant, le pays a d’énormes difficultés que l’on n’arrive pas encore à surmonter. Détournés de leur mission et de leur rôle, certains leaders politiques et parlementaires centrafricains se permettent de faire de cette affaire les leur. Sans preuve, sans fondement, ni raison, certaines personnalités ne cessent de pointer du doigt accusateur  l’opérateur économique centrafricain, Sani Yalo.

C’est le cas des députés, Simplice Zignas, Anicet Dologuelé, et Emilie Epaye qui, durant l’interpellation du gouvernement au parlement et ailleurs, ont indexé le Président du Conseil d’Administration du BARC. Sans ambages, ils cherchent à le rendre responsable de ce Coup d’Etat dont les vrais auteurs sont mis aux arrêts.

De surcroît, la justice Equato-Guinéenne qui travaille d’arrachepied sur ce dossier, n’a jamais évoqué l’implication de Sani Yalo et de l’entourage du Président Centrafricain Faustin Archange Touadera dans ce putsch déjoué.

Même si l’implication y est, Sani Yalo serait déjà épinglé. Tout semble une tendance de règlement de compte non-sens que les détracteurs cherchent par tous les voies et moyens lui imputer une responsabilité imaginaire dans l’affaire.

Alors que le parlement centrafricain a une mission, celle de voter les lois, et de contrôler l’action du gouvernement aux fins d’en rendre compte à la population.

Mais, grande est la surprise de plus d’un, cette affaire qui est sous l’emprise d’une enquête diligentée par la justice Equato-Guinéenne, devient la préoccupation des hommes politiques centrafricains perdus de sens.

D’après les informations recoupées, l’implication de Sani Yalo n’est avérée dans cette tentative de déstabilisation du pouvoir de Malabo qui a été toujours proche du pouvoir de Bangui.

Tout porte à croire que dans l’opposition centrafricaine, la promiscuité de Sani Yalo aux côtés du Président Touadera inquiète tout le monde, comme il a l’a souligné lui-même lors de son point de presse à Bangui. Pour taire tout ce débat, la justice va trancher et établira les responsabilités.

Affaire à suivre…

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