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Au moins une trentaine de morts et quarantaine de blessés dans les attaques à Bangui

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photo Diaspo

La ville de Bangui, la capitale centrafricaine, est replongée dans une spirale de violence depuis le matin du 26 septembre 2015. Des jeunes du km5, dans le 3ème arrondissement, ont lancé des attaques ciblées sur le 5ème et 8ème arrondissements de la ville. Cela est suite à une découverte macabre du corps d’un jeune musulman dans le 8è arrondissement. Un bilan provisoire fait état d’une vingtaine de morts et d’une quarantaine de blessés.

Cette situation a replongé une bonne partie de la capitale dans la spirale de violence.  Des barricades érigées de partout dans les 3ème, 5ème et 8ème arrondissements de Bangui paralysant la circulation et les activités. Des maisons dont le commissariat du 5ème arrondissement incendiées, Tout est parti d’une découverte macabre du corps d’un jeune musulman au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de la capitale centrafricaine. Les circonstances de l’assassinat ne sont pas encore élucidées.

photo Diaspo

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Informés de la situation, les jeunes musulmans venus d km5 sur des motos ont ramené le corps à la mosquée d’Ali Babolo au km5 dans le 3ème arrondissement. Choqués,  Des jeunes du km5 armés de fusils d’assaut et de grenades ont lancé des attaques ciblées sur les quartiers desdits arrondissements. Le bilan provisoire de ces attaques fait état d’une trentaine de morts et d’une quarantaine de blessés. A cela s’ajoutent l’incendie des maisons dont le commissariat du 5ème arrondissement, ainsi que l’église Saint Michel et le dispensaire de Malimaka vandalisés.

Contacté au téléphone, le porte-parole de la communauté musulmane du km5 Mahamat Ousmane déplore cette situation avant s’indigner contre les forces internationales en Centrafrique.

« Au niveau de km5 il y a aucune circulation puisque la situation nous dépasse. Mais c’est déplorable, ce qui est arrivé. Je m’indigne contre l’attitude des forces internationales dans notre pays qui, en principe, doivent intervenir le plutôt possible pour empêcher la violence. Mais elles se sont intervenues tard après des dégâts » a déploré Mahamat Ousmane avant d’en appeler les centrafricains au calme.

Par ailleurs, l’on n’a remarqué aucune présence des forces internationales dont la MINUSCA et Sangaris sur lieux où se sont déroulées les scènes de violence. Quelques patrouilles conjointes de la gendarmerie et polices nationales ainsi que la MINUSCA ont été observées dans les secteurs plutôt calmes de la capitale.

Cette situation est survenue en absence de la présidente de la transition Catherine Samba Panza qui a effectué le mercredi dernier un déplacement aux Etats unis pour prendre part au sommet des Nations unies. Il convient de rappeler aussi que la ville de Bangui a connu un regain de violence deux jours après la célébration de la fête de Tabaski pendant laquelle les Centrafricains, musulmans et chrétiens ont partagé la joie ensemble.

Eric NGABA

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