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Centrafrique: Les femmes leaders de Begoua sont édifiées sur la journée de 8 mars

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Vue des femmes leaders/@Eric Ngaba

Ndjoni-Sango (Bangui 14/03/16):_ En prélude à la journée internationale de la femme 2016, Virginie Baikoua à travers son ONG SOLIDAC a organisé, le 12 mars 2016 à Motel la Falaise au pk 12, les activités au tour du dialogue en humanité et la promotion du savoir-faire des femmes de Begoua. Ces activités organisées à en faveur des femmes leaders de la commune de Begoua sont axées sur  le thème « Quelle culture de paix pour un e Centrafrique réunie? », débattu lors de cette journée de réflexion organisé par Virginie Baikoua avec son ONG Solidarité contre le Sida en Centrafrique (SOLISIDAC). 

La journée internationale de la femme pour l’année 2016 continue d’être célébrée en différée en République centrafricaine à travers de multiples activés permettant aux femmes centrafricaines de connaitre le rôle de cette journée. Pour édifier la femme centrafricaine sur l’importance de cette journée dédiée à la femme à travers le monde, Virginie Baikoua par l’entremise de son ONG SOLISIDAC, organise des activités en faveur des femmes de la commune de Begoua, la circonscription de Bimbo. Ces activités sont axées sur entre autres un atelier de formation, une visite guidée de savoir-faire des femmes de Begoua, l’exposition, et les activités culturelle.

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Virginie Baikoua, présidente de SOLISIDAC/@Eric Ngaba

« C’est dans le cadre de la journée internationale de la femme que nous avons organisé ces activités pour édifier les femmes de la commune de Begoua sur l’importance de cette journéeC’est de les interpeller sur leur responsabilité et surtout l’importance de cette journée que l’on ne doit pas confondre avec une journée que l’on doit  s’amuser. C’est de réfléchir plutôt sur ce qui doit nous permettre d’améliorer nos conditions de vie », a expliqué  Virginie Baikoua, présidente de l’ONG SOLISIDAC.

Cet atelier de formation porte sur plusieurs thèmes : Quelle culture de paix pour un e Centrafrique réunie ?, thème développé par André Samba, Chargé de mission au ministère des affaires sociales et humanitaires ; et le fonctionnement d’une association féminine, thème développé par Marc Wilibiro, expert au ministère chargé de développement du monde rural. Environ 200 femmes issues des associations et groupements féminins de la circonscription de Bimbo 4, dans la commune de Begoua. Cette initiative s’inscrit dans le projet de société de Virginie Baikoua, candidate aux législatives dans cette circonscription.  Son programme de société gravit au tour d’une politique de développement local intégré de la circonscription de Bimbo 4.

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Les femmes leaders en atelier/@Eric Ngaba

Il s’agit, à cet effet, d’accompagner le développement local Intégré des quartiers Bégoua et villages vers une ouverture à l’internationale par des partenariats dans le cadre de la coopération décentralisée autour des priorités dont les services sociaux de base : accès à l’eau, aux soins, à l’éducation. Il s’agit également de la lutte contre l’insalubrité, du parrainage des villages, du centre de réinsertion, de l’amélioration des conditions de vie des femmes et enfants, de la promotion de la cohésion sociale, de la démocratie participative, de la jeunesse, ainsi que de l’entreprenariat au féminin et genre. A cela s’ajoutent, des plaidoyers à l’international pour mobiliser les partenaires, les outils et moyens financiers en vue d’accompagner la réalisation de cet immense programme de société

Les multiples crises ayant plongé la République Centrafricaine dans le pétrin soulèvent aujourd’hui une réflexion quant à une paix durable que recherchent les Centrafricains. Certaines affirmations soulignent qu’aujourd’hui « le Centrafricain se livre à des attitudes belliqueuses qui dépassent son identité jadis », une affirmation rapportée par André Samba, dans son intervention sur l’identité et comportement du Centrafricain lors de l’atelier.  Selon l’intervenant, ce comportement que le Centrafricain traduit à travers des attitudes négatives crée, d’après lui, l’insécurité et l’absence de la paix qui bloquent le développement du pays.

« Chercher à comprendre le comportement du Centrafricain hier et aujourd’hui est une bonne idée, car c’est un facteur important pour connaitre les causes des crises que nous vivons ces derniers temps», affirme André Samba, Chargé de mission au ministère des affaires sociales et humanitaires.

Pour lui, l’évolution politique du pays a beaucoup influencé le comportement du Centrafricain, depuis la période d’indépendance de la RCA jusqu’aujourd’hui. A cette histoire politique, il faut faire appel à tout ce qui est producteur de valeur culturelle, de l’unité centrale (la famille) aux cercles secondaires producteurs de valeurs. C’est donc dans ce contexte décrit que le Centrafricain a évolué et développé son comportement. Les modérateurs ont enseigné aux femmes les principales causes de dérapage dans le comportement des Centrafricains qui ont aujourd’hui perdu de repère.

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Vue des femmes/@Eric Ngaba

Ce dérapage, d’après lui, est le résultat des maux suivants : le relâchement par les parents, les familles et les communautés des valeurs traditionnelles avec la perte de l’éducation traditionnelle ; la perte de la culture du patriotisme et des devoirs du citoyen autrefois vulgarisés par les enseignants et les religieux ; les crises dans les communautés religieuses dues au relâchement des principes qui sous-tendent l’exercice dans ce milieu qui est un repère de la société ; la culture de l’impunité qui appui les résistances au changement ; la survenance de nombreuses crises politique, militaire, sociale ; la perte des valeurs ou éthiques dans l’administration et le non-respect de la déontologie du travail et des serments prêtés par les corps constitués de l’Etat.

Quelles solutions pour la République Centrafricaine?

A cet effet, il faut un changement de comportement. Pour cela le Psychologue André Samba, et Chargé de mission au ministère des affaires sociales et humanitaires propose des préconisations pour que la RCA retrouve la paix durable. Pour monsieur Samba les préconisations pour que la RCA retrouve la paix durable sont : remettre la citoyenneté au cœur du processus de la relance de la légitime des institutions de l’Etat ; mener une politique de sécurité axée sur la population, le développement et les questions sociales ; mettre en place un processus de réappropriation par la base de cette citoyenneté ; l’exercice consistant à organiser soit des conférences nationales, commissions de réconciliation, des assises nationales, qui sont de vaste consultation entreprise à partir d’une concertation de base en haut, de toutes les composantes de la société des différentes régions ; reprendre les enseignements sur les valeurs culturelles de base, le rôle de l’autorité des parents, faire une bonne place à l’instruction civique dans les programmes éducatifs ; combattre la corruption sous toutes ces formes ; rétablir la rigueur dans la sélection des agents de l’Etat ; sanctionner les violations des règles d’éthiques et des serments prêtés ; relever le défi de l’autosuffisance alimentaire ; et enfin relever le défi de l’emploi des jeunes qui est devenu aujourd’hui une vraie question de sécurité.

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A motel la Falaise/@Eric Ngaba

De tous ces enseignements, les femmes se disent désormais mieux outillées sur la responsabilité et le role de la femme  dans la société. Dans la famille, dans une organisation, elles s’approprient de ces enseignements pour défendre le leadership féminin afin de relever le défi de la parité 50/50 entre l’homme et femme d’ici 2030. Comme l’affirme Ignace Virginie, présidente de l’association l’Organisation centrafricaine de développement de Begoua  (OCDB) « je pense que l’initiative de Virginie Baikoua d’organisation ces activités à l’endroit  des femmes de Begoua  est une bonne chose. Car ça nous permet de mieux nous organiser dans que ça soit dans nos groupements, dans nos familles respectives. Ces enseignements nous édifient énormément sur l’importance de la journée de la femme, et le rôle et responsabilité de la femme leader ».

Une exposition des produits traduisant le savoir-faire des femmes de Begoua a clôturé ces activités marquant la journée internationale de la femme de 2016 en République centrafricaine. Notons que c’est la 5ème édition de ces activités qu’organise Viriginie Baikoua chaque année à l’endroit des femmes centrafricaines. Cette fois ci dans l’optique de décentraliser le lieu de l’organisation de cette journée, elle a choisi exclusivement la localité de Begoua  pour organiser ces activités afin de permettre aux femmes de Begoua, selon Virginie Baikoua, de vivre cet évènement comme il se doit.

Eric NGABA

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