Centrafrique: 18 journalistes formés par l’internews sur les violences basées sur le genre

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Par Fiacre SALABE

Bangui 18/12/16 (Ndjoni Sango.net) : l’ONG Internationale Internews s’engage, à travers le projet connect financé par le fond du département américain USAID, à lutter contre les violences basées sur le genre (VBG)  devenues monnaie courante durant la crise en République Centrafricaine. Ce projet à hauteur de 1200000 dollars, vise à connecter les citoyens centrafricains d’ici et les réfugiés qui sont au Congo, Tchad et au Cameroun aux reformes nationales enclenchées par les autorités centrafricaines.

Selon le directeur de l’ONG Internews, Pascal Chirhaliwiwa Namegabé, la réussite du projet Connect dépend de trois grands objectifs à poursuivre. Le premier objectif consiste à améliorer l’accès des citoyens Centrafricains à l’information à travers la formation des journalistes. Le second s’articule autour de l’amélioration de la qualité de la production de l’information y compris des émissions par les journalistes. Le troisième objectif consiste à connecter les citoyens Centrafricains aux processus électoraux et différentes réformes dans le pays.  Chaque objectif correspond à une activité à réaliser

En outre, l’un des grands axes dudit projet consiste à lutter contre les violences basées sur le genre qui sévissent dans le pays durant la crise qui a frappé le pays. C’est dans cette optique que l’ONG Internews dans l’exécution du présent projet, a formé dès lors, une vague de 18 journalistes de différents organes de la place afin d’accompagner le projet en termes de sensibilisation sur les VBG.

Au cours de cette formation qui dure cinq jours, les journalistes ont été outillés sur la mission de base des médias qui consiste à informer, à sensibiliser, à orienter et à sensibiliser le public dans le traitement de divers sujets liés aux VBG. Cette mission oblige aux journalistes à traiter et donner les informations claires, réelles et objectives En sus de cela, il convient également de souligner le respect des principes de confidentialité devant être de mise dans les relations entre journaliste et victime des VBG.

De son côté, Madame Sylvie Bowen formatrice à l’ONG Internews précise que : « Le projet connect s’intéresse à tout ce qui touche aux reformes nationales entamées par le gouvernement Centrafricain et, il s’étend sur la période d’un an maximum. Je puis aussi vous dire que le présent projet vise beaucoup plus les zones les plus éloignées c’est-à-dire, là où se trouvent les réfugiés Centrafricains ».

A son tour, Monsieur Jérémie Soupou, formateur aussi à l’ONG Internews signale que : « Nous allons au cours de ce projet travailler en synergie avec les journalistes que nous avons formés afin de relever les défis de l’heur en matière des VBG. Dans ce cadre, des bourses seront octroyées à certains journalistes formés pour des reportages tant à l’intérieur du pays, y compris dans les pays où se trouvent les réfugiés Centrafricains notamment le Congo, le Tchad et le Cameroun sur toutes les questions liées non seulement aux VBG, mais aussi aux processus électoraux, ceci dans le but de les connecter aux reformes nationales ».

Il est à noter que le présent projet est dès lors lancé et va durer un an avec le concours des journalistes qui sont formés dans le domaine des violences basées sur le genre (VBG). Ces derniers auront une mission bien déterminée consistant à informer, à sensibiliser, à orienter et à sensibiliser toutes les victimes ou survivantes des VBG.

C’est une mission sensible car la question des VBG fait du coup appel à un traitement minutieux de l’information afin de ne pas susciter des réactions pouvant être plus ou moins nocives contre les victimes en question.

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