RCA: un orphelin meurt 24h après pour n’avoir pas servi une femme âgée

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Centrafrique-Veuve-Ndjoni-Sango
Une femme violée, image d'illustration

Par Thomas KOSSI

Bangui 1er Août 2020—(Ndjoni Sango) : Aujourd’hui, en Centrafrique, les vulnérables sont innombrables. Ils inondent la ville sinon le pays en général, après le terrible choc politico-militaire qui a secoué et secoue femmes, hommes et enfants. Tout le monde a sa part de gâteau. C’est alors que les Organisations Non Gouvernementales(ONG) se mettent en mal pour sortir les démunis de leurs ornières.

L’église catholique Don Bosco est décidée à venir au secours de ceux qui peinent. Les malheureux sont soulagés par le fait que le riz, et mille autres choses leur donnent la paix du cœur. C’est dire que les orphelines et orphelins s’en sortent assez bien quand ils sont ravitaillés en grains nourrissants et nourriciers.

De nombreux concitoyens viennent se servir en dons qu’on veut bien leur offrir. Et depuis ce temps, un jeune orphelin sélectionné par la maison, distribue de quoi faire vivre ces comparses.

C’est ce 19 samedi matin. C’est également le la journée de distribution. Les victimes, variées,  errent çà et là, attendant l’heure d’appel. Les longs rangs des assistés, les bruits assourdissants battent la cour de gratification.

Les cœurs frémissent que l’on ne soit pas oublié. Parce que, venir à manquer une telle occasion, crée un frisson qui endeuille l’individu et peut provoquer un malaise. C’est justement ce qui va se faire ce début de weekend et qui surprendra le commun des mortels.

La joie rayonne sur bien de joues. Malheureusement, une mère en âge avancé n’a pas eu la chance comme tant d’autres. Le jeune distributeur est étonné quand il vient à reconnaître que la pitance de la journée est épuisée. L’église renvoie les non possédants du jour à la prochaine dotation. Par conséquent, chacun est prié de regagner son logis et garder confiance pour l’avenir. Mais depuis cette annonce est-ce que le monde est satisfait ?

Une fois que toutes les portes sont fermées, le jeune orphelin compte regagner chez lui. Il se retrouve nez à nez avec la manquante de la  journée qui boude énergiquement cette attitude. Elle s’en prend vertement au petit distributeur qui se plie en mille excuses. Seulement, personne n’ose entendre ses plaintes. Tant, la mère reste extrêmement dure avec lui, le traitant de tout et de rien.

Se passant de ces menaces, le garçon s’en va comme si de rien n’était. Et à peine arrivé à ses pénates, il ressent tout de go un mal lui bloquant les intestins. Le voilà se tortillant comme un serpent blessé. Son tuteur décide de le conduire à l’hosto pour des soins appropriés. Les médecins se donneront tout leur savoir sans rendement possible. Car la mort surprend le patient qui ne s’y attendait pas le moins du monde.

Le prêtre ramène le cadavre et organise les rituelles mortuaires. La nuit des veillées, la mère du jour se précipite faire part de sa tuerie à son chef habitant Ngola. Elle précise que le cœur du mort est très amer et que personne ne peut en manger. Son supérieur lui conseille d’acheter des arachides qu’elle pillera avec l’organe qui sera donné à manger. Cela sera fait, et le fait de donner à manger la nuit fera bondir les gens qui se soulèveront.

L’on précipitera l’enfant à la maison pour manquer à partir de la nuit avancée, sa maman ayant abandonné sa maison. Très tôt le matin, cette femme sera cueillie pour être conduite à Bimbo où elle sera arrêtée. Car elle n’hésitera pas de vomir qu’elle  a ensorcelé 7 enfants dans son quartier de Damala dont le sort est à craindre.

L’on sait qu’elle vend de la viande boucanée pour subsister. Elle vit avec un homme qui ne se rend pas compte que sa compagne joue un jeu socialement dangereux. Combien sera-t-il surpris que sa femme, mère de ses petits-enfants œuvre nuitamment à la seule et triste fin de nuire à certains de ses voisins ?

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