RCA: difficiles conditions de vie pendant la saison pluvieuse à Bangui

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Centrafrique-inondations-Ndjoni-Sango
Vue aérienne d'un quartier de Bangui pour illustration

Par Christelle ADRISSE

Bangui 11 Août 2020—(Ndjoni Sango) : Il est très pénible de circuler à pieds, en voiture et même en moto  dans  la capitale Banguissoise en cette période de saison pluvieuse. Les ruelles, les grandes avenues et certaines maisons sont inondées pendant et après une pluie  diluvienne.

Reconnue pour deux (2) saisons, la RCA dispose d’une saison des pluies, qui s’étend d’avril en octobre et une saison sèche, entre novembre et mars qualifié des saisons tropicales. Bien que  la saison pluvieuse ait pris du retard cette année-ci, elle continue de faire des ravages dans les quartiers de la capitale.

Le constat fait ces derniers temps, est vraiment embarrassant. Ce n’est plus possible de vouloir sortir ou encore de vouloir rentrer chez soi après une grande pluie. Toutes les issues possibles sont submergées par les eaux abondantes ou encore par la boue. Et c’est aussi valable sur les grandes avenues, les marchés pour ne citer que ceux-là.

Tout cela est dû par manque de canaux et également les états défectueux des routes. Les quartiers, tels que Banga1, Yassimandji situés dans le 5ème arrondissement  de Bangui, le quartier Ngongonon, etc. Les habitants de ces agglomérations traversent des moments difficiles pendant  cette période-là.

C’est ainsi que Bangui la coquette perd sa beauté d’antan. Certains quartiers ne disposent  pas de caniveaux, et plus encore ces conduits d’eaux sont remplis d’ordures bloquant ainsi la circulation. Souvent, les déchets amassés sont étalés en tas juste à coté du canal, pour  revenir plus tard au plan initial après une pluie battante.

Hélas, à cet effet, souvent, ces déviations d’eau favorisent l’inondation, et même l’écroulement des maisons d’habitation. Presque un peu partout dans la ville,  cette situation est le vécu de tout Centrafricain. Les routes sont colmatées par-ci par-là ; c’est bien dommage mais cela reste une triste réalité nationale.

Rappelons que les pluies diluviennes ont causé beaucoup de tord dans ces dernières années, le cas récent, est la mort d’un chauffeur de taxi qui transportait les viandes de bœuf en provenance de la Société d’Etat des Gestion des Abattoirs(SEGA), le 24 mai dernier, pendant qu’il traversait le pont Miskine

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