RCA: les contrôleurs des prix, que deviennent-ils aujourd’hui?

0
61
Un marché de Bangui

Par Thomas KOSSI

Bangui 29 avril 2021—(Ndjoni  Sango) : En République centrafricaine, tous les problèmes se réalisent. L’individu fait tout ce qui lui passe par la tête. L’on tue, l’on vole, l’on fait ceci, l’on fait cela. Plus, les Contrôleurs de prix ne font le triple de ce que l’Etat leur demande d’opérer dans la communauté économique. Que penser alors de cet état de chose ?

Quand le pays subit la guerre, des empêchements s’implantent et la société peine terriblement. La CPC qui faisait sa guerre pour le pouvoir non attribué, a exercé sa force physique. Les FACA et leurs alliés ont prouvé le contraire à la partie belligérante. Le tronçon Centrafrique-Gara-Mboulai a été libéré, donc, les marchandises de tout genre pouvaient passer sans problème. Hélas !

Les prix que les pauvres filles et fils du pays en crise croyaient voir le taux allégé, sont unanimement frappés d’horreur. Ces taux sont élevés au contraire,  selon la bonne volonté des commerçants qui bloquent tout le circuit économique national. Que dire en ce sens ? Les grands bonnets de la haute hiérarchie sont les uns et les autres, imbibés dans cette filière qui fait couler du pèze comme l’abeille avec son miel.

Le ministère du commerce qui s’impose comme garant de ce chapitre, ne vit que de nom. Alors qu’en principe, son influence devait battre les pavillons pour que l’on prenne peur partout et pour tout.

A moins que l’on nous dise haut et fort, son rôle ne regarde pas ce dont nous parlons effectivement. Parce que, à écouter les radios de la place, même le plus petit enfant crie,  tant le pain consommable fait défaut, le lait nourrissant coûte extrêmement cher, le biscuit vaut une bagatelle de 500 f CFA pour ses dents de jeunesse, etc…

Le ministère de la sécurité qui entend au jour le jour cette peine exprimée par la population, ne daigne point faire le petit geste pouvant libérer les concitoyens de ce malaise comme la Covid-19. L’on admet le malheur, en couvrant de bon œil les porteurs du mal centrafricain. Mais jusqu’à quand la misère dans le berceau des Bantou s’éclipsera-t-elle ?

Comme l’eau potable, l’électricité et le pain manquent aux mourants des 623.000 km², attendons que la libération survienne par le pouvoir de la Providence, afin que la Paix fasse place parmi le Peuple larmoyant.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments