RCA: après le déguerpissement par la mairie de Bangui, des vendeurs à la sauvette regagnent leurs places

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Déguerpissement des kiosques au bord des routes à Bangui par les agents de Mairie

Par Thomas KOSSI

Bangui 28 mai 2021—(Ndjoni Sango) : Un acte qui a été salué par tous, c’est le fait de libérer les emplacements de vente et renvoyer vendeurs et acheteurs au quartier Combattant. Quelques autres lieux comme PK 12, Gobongo, Pétévo ont suivis l’exemple, car l’on se sentait vraiment à l’aise. Cet engagement politique connaît-il cette vision pertinente de faire avancer la République centrafricaine ?

Au grand jamais, non. Non, dans le sens où ceux-là mêmes qui régnaient hier,  ont jeté l’éponge. Ils sillonnent le pays sans pouvoir autant faire attention aux actes qu’ils auraient plantés quelques minutes plus tôt. Est-ce juste et responsable de dire de ne pas faire ceci et de voir cela être réalisé quelques heures après ?

Mais où est le sérieux dans le rôle que nous sommes appelés à jouer pour nous-mêmes d’abord, les autres après et enfin, le grand pays qui dépasse de très loin bien de villes et cités africaines?

Pa plus tard que ce matin du 28 mai courant, la joie que l’on a  exprimé quant à la férocité et le hargne des forces de sécurité intérieure devant déloger les commerçants du marché Combattant, est tombé comme du sel dans la marmite. Le tronçon qui part de Bangui,  et revient à Bangui, parlons de l’avenue des Martyrs,  ce tronçon n’est plus comme il y a eu cela depuis quelques jours.

La hardiesse que les hommes en treillis ont manifestée en ces temps-là, a mangé de l’herbe. Avenue, vendeurs, acheteurs, passants et le monde vivant, sont déçus. Rien ne dit que nous sommes dans un quartier de la capitale et là, les aptitudes de chercher et trouver de l’argent sont  très actives par sa qualité commerçante et productive. Sauf que le manque de respect pour la liberté, la salubrité et autres considérations nouvelles, sèment le désordre criant sur une belle ville qui veut se tirer du retard inné.

Tout le monde passe, va, vient et fait ce qui lui convient de faire. Or, à un moment donné, chaque chercheur de monnaies avait trouvé une place assise et se mettait à l’aise pour bien et mieux vendre. Aujourd’hui, la quiétude d’hier devient du papotage qu’aucun individu ne peut contrôler. Et pourtant, tout a été fait pour faciliter les tâches. C’est pourquoi, ce brouhaha qui se met en place, reviendra partout comme il plaît aux hommes économiques de le faire.

Tant, Gobongo, PK12, Pétévo et ailleurs entreront dans la danse, le bal sera plus que désagréable.  Personne ne pense à ce petit jeu combien inopérant pour une ville à construire comme la RCA.

Que font les responsables qui gèrent les marchés et lieux de vente sous leur tutelle ? Se battent-ils comme cela se doit pour appuyer l’Etat, la mairie et les services conséquents, œuvrant dans la bonne direction du bien-être social ? Et les policiers municipaux, leur prestation les attende sur ces lieux difficiles où la couleur de leur comportement aura de l’impact sur le public. Et puis, ne crayons point d’appliquer la dernière rigueur sur les amendes qui décideront les uns et les autres, à marcher selon la loi forte de la République.

Un bon pays qui se respecte, équivaut à sa tête qui se bat farouchement,  dans la mesure effrénée de  donner la paix véritable  à la fille et garçon de son cour.

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