RCA: la rareté des denrées alimentaires et la hausse des prix sur le marché

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Une vue partielle du marché PK5 à Bangui

Par Prince Wilfried NZAPAOKO

Bangui 20 avril 2022—(NdjoniSango) : A ce jour, le panier de la ménagère est insatisfait. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. D’abord, il faut le dire, la République centrafricaine est un pays fragile depuis que les hostilités de la rébellion ont démarré.

Etant donné que les autorités du pays sont conscientes de cette situation, elles se battent pour que la population puisse trouver de quoi à nourrir d’où, il faut la reprise des activités économiques sur toute l’étendue du territoire national. Cependant, la question de l’insécurité persistante dans plusieurs préfectures, ne donnent pas la possibilité aux commerçants de se rendre dans les quatre coins du pays afin de desservir l’ensemble de la population en divers produits de premières nécessités et des denrées alimentaires.

Tel est le cas de la ville de Zémio, Obo, Bambari, Bangassou, Bria pour ne citer que celles-ci, où le prix du savon, l’huile, sel, riz ont considérablement augmenté. La population vivant déjà dans un marasme économique, ne peut pas subvenir à des besoins comme il se doit. Parlant de la viande bovine qui se fait rare sur le marché avec un prix élevé aux kilos, il faut le dire, la guerre est de nouveau au rendez-vous. Plusieurs éleveurs peuls, fuyant la guerre, se sont rendus à l’étranger principalement au Cameroun, Tchad, Soudan.

D’autres sont victimes de vols et pillages de leurs bovins par les groupes armés et voire même des tchadiens qui entrent sur le territoire centrafricain pour voler des bœufs. A l’époque, la RCA comptait 5 millions de têtes de bœufs pour 5 millions d’habitants. Ce qui voudrait dire que chaque centrafricain, a une tête de bœuf. C’est pourquoi, à l’époque, la viande bovine est permanente sur le marché et à moindre coût.

Aujourd’hui, les données ont changé défavorablement pour les ménages. On estime de nos jours, selon la Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains (FNEC), seulement 5 milles têtes de bœufs pour 5 millions d’habitants. En plus de cela, certains trafiquants des bovins, préfèrent le marché congolais (Brazzaville) en faisant convoyer plusieurs têtes de bœufs par bateaux vers la capitale congolaise.

Se faisant, il peut qu’avoir de pénurie de la viande bovine d’où 3000FCFA par kilo. A côté, il y’a la hausse de prix d’huile, sucre, farine etc… parce que les grossistes sont devenus aussi des semi-détaillants au vue et au su du ministère de commerce incapable de maîtriser la situation sur le terrain même si, le ministère a fait publier les prix conseillés des produits par produit dans tous les domaines. Il est si difficile en ce moment de maîtriser les tenants et les aboutissants de cette pénurie des denrées alimentaires et la hausse des prix sur le marché.

De ce qui précède, il faut dénoncer le comportement ambigu de certains grossistes (libanais) pour la plupart, qui créent la pénurie des denrées tout en faisant de la surenchère sur le prix et ceci est fréquent dans ce pays.

Quel impact de la guerre entre l’Ukraine et la Russie en Centrafrique ? Nous sommes très loin de l’arrivée à ce stade de l’impact de la guerre sur le continent Africain et moins encore sur la Centrafrique soyons honnêtes. Il faut que nos dirigeants soient vigilants et responsables.

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