RCA: le renouvellement de l’embargo sur les armes n’a aucun sens, selon la population

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la mobilisation à Bangui contre l'embargo sur les armes@image diaspora
la mobilisation à Bangui contre l'embargo sur les armes en 2018 @image diaspora

Par Marly Pala

Bangui 4 août 2022—(Ndjoni Sango) : Le 29 juillet dernier, le conseil de sécurité des Nations-Unies siégé a prorogé jusqu’en juillet 2023, l’embargo sur les armes tout en allégeant la sanction. Beaucoup de citoyens centrafricains dénoncent cette sanction de l’ONU qualifiée d’injustice.

Alors cet embargo a été mis lors des crises perpétrées dans le pays après le coup d’Etat de 2013, la RCA continue de subir aujourd’hui cette sanction. Son prolongement est qualifié d’illogique par nombreux de citoyens centrafricains. A cette époque la tuerie de masse par les rebelles de la Seleka, les règlements de compte et les violations étaient visibles.  En ce temps-là, la prolifération des armes fut constante.

En 2016, c’est le retour à l’ordre constitutionnel. L’autorité de l’Etat est petit à petit revenue dans le pays après les élections groupées, puis l’installation des autorités légitimes.

Aujourd’hui, malgré le retour de la stabilité dans la plupart des localités du pays à travers les actions concrètes des forces armées centrafricaines dépourvues de moyens sophistiqués de travail, le conseil de sécurité a décidé d’alléger l’embargo alors que le pays souhaite une levée totale de cette sanction.

Suite à cette décision de proroger cette mesure, les réactions de la population n’ont pas tardé à se faire. « L’embargo a été mis à l’époque où plusieurs bandits détiennent des armes et font de nombreuses exactions. Et nous en étions conscients, car l’armée ne fonctionnait pas comme il se doit à cette époque, d’où la décision de cette sanction pour éviter le pire et arrêter l’hémorragie. Mais pour le moment, tout semble revenir à la normale, pourquoi toujours prolonger la sanction ? Ou encore de parler de la levée partielle au lieu de lever totalement ? Je pense que cette décision n’a pas son sens, si le conseil de sécurité de l’ONU puisse revoir ses principes, les Centrafricains seront contents », a martelé Cyrille Wandjia, un étudiant à l’Université de Bangui.

Il faut rappeler que cette prolongation de la sanction jusqu’en 2023, laisse aussi une marge libre au pays de se procurer de matériels militaires pour sa défense sans l’autorisation de l’ONU, contrairement aux groupes armés qui sont interdits par cette mesure d’acheter des armes.

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