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Centrafrique : vers la fin d’une crise de leadership au PARC de Gaston Mandata N’Guérékata ?

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Gaston Mandata N’guérékata, Président de PARC

Bangui 26/09/16 (Ndjoni Sango) :

Par Fiacre SALABE

Pendant deux mois, le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) de Gaston Mandata N’Guérékata a connu une véritable dissension qui s’est vouée à un conflit de leadership entre lui et le secrétaire dudit parti. Un problème résolu certes sur un fond d’intérêt politique calculé mais qui semble être loin de faire l’unanimité entre ces deux caciques.

Un parti qui n’a pas encore fait long feu à l’instar des autres vieux partis mais dès lors commence à connaitre le pire de son évolution vers une marche politique qui n’accouche que de la zizanie. Un des partis qui avait aussi présenté son candidat aux élections groupées de décembre dernier mais qui avait été tombé en disgrâce même si le potentiel présenté par ledit parti avait dénié sa formation politique pour se présenter comme indépendant.

Outre, nombre d’entre ses candidats aux législatives du décembre dernier avaient fait montre de mécontentement du fait de ne pas être soutenu financièrement par le leader dudit parti. Mais force est de constater que d’aucun n’avait pas eu le moindre découragement de se présenter avec leurs propres efforts, d’après une source proche du dossier qui fait brouille et discorde au sein du PARC.

Pour sa part, le président du PARC Monsieur Gaston Mandata N’Guérékata a affirmé ce samedi 24 septembre à la presse avoir été sollicité par nombre de ses militants fidèles par pétition de pouvoir organiser un congrès extraordinaire digne du nom pour trancher le litige qui a failli affecter la réputation dudit parti. Dans son entretien avec la presse, il n’a pas hésité de qualifier cette discorde ayant propulsé son secrétaire général à la présidence du PARC d’usurpation de pouvoir, d’un coup d’Etat que lui et ses proches collaborateurs du parti ont organisé pour sa destitution.

Selon lui, les textes règlementaires du parti prévoient la mise en place ou du moins, la destitution du président par la tenue d’un congrès. Mais sauf qu’ils n’ont respecté non plus les présents textes qui régissent le fonctionnement et l’organisation du parti, at-il ajouté avant de terminer ses propos en taxant le bureau mis en place par les frondeurs du parti comme étant un bureau clandestin.

De l’avis de certains des militants présents à ce congrès qui n’ont pas la langue du boa, N’Guérékata est un leader charismatique, digne et un homme de combat. Mais sauf qu’à certains moments, selon eux, il semble parfois être versatile dans ses actions et c’est ce qui constitue l’une de leur démotivation de le soutenir bec et ongle. Tout semble porter à croire que le leader nouvellement installé par ses ouailles politiques à l’issu de ce congrès extraordinaire a pris bonne note de ses erreurs du passé afin d’éviter à ce qu’un tel problème ne puisse guère surgir à nouveau parmi le nouveau bureau mis en place qui serait éventuellement une cause inéluctable du péril du PARC.

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