Centrafrique : La fin de la concertation mafieuse de la transition

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Finalement, la concertation annoncée par la présidente de transition et enclenchée le lundi 12 octobre 2015 est à sa fin. Une concertation qualifiée par certains Hommes politiques d’« une concertation des potentiels absents ».
La présidente de transition avait tenu sa promesse. Celle de concerter avec les forces vives de la nation et de trouver un palliatif à la crise centrafricaine, aussi de fixer un calendrier exacte des élections. Une rencontre taillée sur mesure et organisée par séquence, avec les maires des 8 arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua, les organisations des femmes et des jeunes et partis politiques. Une initiative qui amène la frustration, puisque les centrafricains avisés entrevoyaient à travers cette rencontre annoncée à grande pompe par la présidente intérimaire, une chance pour rattraper le fiasco du Forum national de Bangui.
Une concertation des potentiels absents ?
« Pourquoi la présidente de la transition n’a pas invité tous les présidentiables prochains, en l’occurrence Mme Regina KONZI MONGOT qui est une candidate très potentielle ? », se demande le centrafricain lambda. Cette candidate coordonne plus de 250 Associations des Femmes et des Jeunes de Centrafrique à connotation Politique et Économique, avec des représentations dans 3/4 du pays. Mme KONZI MONGOT est une  force tranquille, la démonstration est faite lors de sa déclaration de candidature, sur de simples SMS, elle a rempli le stade omnisports. Certains de ses adeptes sont restés dehors par manque de place. Mme KONZI MONGOT constitue en elle seule UNE SOCIÉTÉ CIVILE FORTE ET INCONTOURNABLE, parce qu’elle est dans le pragmatisme.
Durant les récentes violences du 26 septembre, suivi de l’appel à la désobéissance civile, lancé par la société civile,  elle a refusé à ses adeptes de s’associer à cette initiative car elle connaissait déjà la suite. Elle n’a pas croisé les bras étant en France, elle a mis en place une cellule de crise qui a rencontré les autorités françaises et africaines pour que les feux soient éteints au pays. L’éviter est une erreur très grave dans la recherche de solutions à notre crise. Par contre rechercher de solutions de la crise centrafricaine avec les personnalités qui ne sont plus éligibles et qui sont impliqués dans des crimes économiques comme dans les crimes de sang  est très étrange.
Alors quel sera la suite de cette énième concertation assortie de vide ?
Affaire à suivre
Prince BANDA

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