RCA: la télévision publique a un nouveau visage

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Le bâtiment de la télévision centrafricaine lors de son inauguration@photo Fiacre Salabé

Par Fiacre SALABE

Le bâtiment de la télévision centrafricaine lors de son inauguration @photo Fiacre Salabé

Bangui 2 Mars 2020- (Ndjoni Sango) : Depuis sa création en février 1974 par le feu empereur Jean Bedel Bokassa, la télévision centrafricaine (TVCA) n’a pas été réhabilitée, ce qui a fait que plusieurs de ces matériels techniques pour la production et l’émission d’images sont tombés en désuétudes. Le gouvernement sur l’expertise du Groupe Anecdote a effectué les travaux de la réhabilitation des locaux de la TVCA, en installant de nouveaux équipements, pour la diffusion d’information sur l’agglomération centrafricaine.
Le 2 février 1946 au 2 février 2020, voilà 46 ans jour pour jour ou la télévision centrafricaine a été créée en République centrafricaine, une première dans la sous-région de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Depuis sa création jusqu’à ce jour, cette unique télévision qui a vocation à éduquer les populations, à les informer et à les distraire, n’a pas connu une rénovation digne du nom, en termes d’équipements matériels.
Ayant constaté la vétusté des équipements techniques de la TVCA qui, a un moment donné n’émet pas les images de bonne qualité, a finalement sollicité l’expertise du groupe camerounais Anecdote, pour réhabiliter ce vieux bâtiment, doté aussi des matériels caduques.
Cette expertise du Groupe Anecdote a finalement apporté du nouveau, des équipements sophistiqués ont été installés, avec des serveurs de grande capacité, permettant une large diffusion d’information sur l’ensemble du territoire centrafricain.
Le chef de l’exécutif a instruit le trésor public, au déboursement d’un fonds conséquent, ce qui a permis la mise en œuvre des travaux de la réhabilitation de la maison de la télévision centrafricaine sur une durée de 6 mois francs. Selon les autorités, la rénovation du siège de la TVCA constitue l’une des priorités et s’inscrit dans le cadre de la feuille de route du gouvernement, en tenant compte du droit absolu du public centrafricain à être correctement informé.
Pour le gouvernement, à l’approche des échéances électorales, il importe que chaque centrafricain puisse entendre les voix autorisées, c’est-à-dire, celles des autorités dûment établies, et qui ont la charge de conduire la destinée de la nation. Plusieurs défis comme les ressources humaines, la qualité du travail et le professionnalisme, restent à relever pour rendre le secteur de l’information, un maillon pour la réconciliation intercommunautaire.
Cette occasion inaugurale a permis au membre du Ministre Maxime Kazagui de la Communication d’annoncer que le gouvernement s’attellera à la création d’une imprimerie, d’un nouveau journal gouvernemental dénommé Sango, sans oublier la relecture de la loi portant liberté de la presse en Centrafrique.
De leur côté, les professionnels des médias centrafricains n’ont pas hésité d’attirer l’attention du gouvernement sur leur statut particulier, et la convention collective de la presse privée qui peine à être pris en compte.
Espérant qu’à l’approche de ces élections, le gouvernement ferait tout pour prendre en compte les besoins exprimés par les professionnels des médias, dans l’optique de restructurer le secteur de l’information et de la communication centrafricaine en perpétuelle précarité pour son fonctionnement.

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