RCA: « Pourquoi on va parler de concertation…? » Albert Yaloké Mokpème Porte-parole de la Présidence

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Albert Yaloké Mokpème, porte-parole de la présidence centrafricaine@photo Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 11 Août 2020—(Ndjoni Sango) : Face à l’ultimatum de l’opposition et d’une frange du Groupe de travail de la société civile (GTSC) qui mettent la pression sur le président Touadera pour organiser une concertation nationale en vue des élections groupées, la Présidence de la République prend une position. La Présidence de la République centrafricaine à travers son porte-parole, Albert Yaloké Mopkème, se pose la question sur la nécessité de convoquer cette concertation devenue une priorité de l’opposition.

La question de la convocation d’une concertation nationale sur le décalage du calendrier électoral continue d’alimenter le débat au sein de la classe politique centrafricaine. Ce question ne perturbe pendant ce temps pas la Présidence de la République qui ne voit pas la nécessité pendant que le processus électoral est en marque.

« L’Autorité Nationale des Elections nous fait savoir que le processus électoral suit normalement son cours à l’heure actuelle. Donc, rien ne nous permet de nous alarmer pour pouvoir parler de concertation. Si les élections auront lieu à temps et en heure, quel est le problème?. Pourquoi, on va parler de concertation. On n’est pas en situation de crise, les choses fonctionnent normalement. On va faire de concertation pour dire quoi? », se questionne Albert Yaloké Mopkème, Porte-parole de la Présidence.

De l’avis de la Présidence, la tenue de la concertation demandée par l’opposition vise à décaler la date des élections, alors que le processus électoral fonctionne et que l’ANE ne s’est pas encore prononcée sur l’impossibilité de la tenue de scrutin. Car, d’après  Albert Yaloké Mopkème, il faut respecter les règles de la démocratie.

« Nous sommes en train de construire lune démocratie. Cette démocratie fonctionne selon des règles. On voit si ces règles fonctionnent, on continue pour assoir notre démocratie. Voilà pourquoi il est hors de question… », a-t-il renchérit.

Entre l’incertitude de l’opposition et l’assurance de la Présidence de République, on se pose la question sur la tenue des élections à la bonne date.

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