RCA/Elections: la CEEAC annonce le déploiement des 30 observateurs électoraux

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La délégation de la CEEAC en conférence de presse à Bangui @crédit photo Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 17 décembre 2020— (Ndjoni Sango) : La Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), prévoit déployer 30 observateurs électoraux en République centrafricaine pour superviser le scrutin du 27 décembre 2020. L’annonce a été faite le 12 décembre dernier par l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Verissimo, Président de la commission de la CEEAC au cours d’un point de presse en fin de mission à Bangui.

La République centrafricaine est à deux semaines des élections, présidentielle et législatives prévues le 27 décembre prochain. La CEEAC dont la RCA est membre, projette le déploiement des observateurs et un médiateur pour superviser le scrutin.

Ces observateurs auront à leur tête un médiateur dans la crise politique en Centrafrique. Le médiateur sera un ancien président d’un des Etats de la sous-région, Etat membres de la CEEAC.

C’est ce qui était ressorti de la conférence de presse tenue la délégation de haut niveau CEEAC-ONU en mission de trois jours la semaine dernière en RCA.

« À Libreville le 27 novembre, les chefs d’Etats ont approuvé une déclaration sur la situation en République centrafricaine. Dans cette déclaration, les chefs d’Etats ont décidé de nommer un médiateur. Le médiateur sera un chef d’Etat. Le chef d’Etat, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de la CEEAC, est en consultation avec ses homologues pour trouver le nom du médiateur. Et la même déclaration a pris la décision que la CEEAC devrait envoyer une mission d’observation électorale. Cette mission d’observation arrivera à Bangui le 18 décembre, et sera composée de 30 observateurs, trois pour chaque pays membres, et sera dirigée par un ancien chef d’Etat de la région », a fait savoir Gilberto Da Piedade Verissimo, Président de la commission de la CEEAC.

La mission de haut niveau CEEAC-ONU, dit regretter par ailleurs, l’attitude des leaders des partis politiques et candidats qui ont refusé de signer la chartre de bonne conduite devant garantir un climat d’apaisement au processus électoral.

« Nous partons d’ici avec l’espoir que les messages que nous avons passés seront entendus. Nous regrettons néanmoins que les partis politiques n’aient pas encore procédé à la signature du code de conduite qui aurait donné le signal de la volonté des candidats d’aller dans une élection avec à l’idée que les articles contenus dans ce code de conduite, que personne ne les remette en cause. Nous aurions souhaité que ce code de conduite soit signé et que renaisse un gage positif à tout le monde pour savoir que cette élection allait bien se passer »,  regrette François Louncény Fall, Représentant spécial et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale.

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