Le Maroc consolide sa démocratie à travers la tenue du 3ème scrutin législatif depuis la réforme constitutionnelle de 2011

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Erick NGABA

Bangui 8 Septembre 2021—(Ndjoni Sango) : 18 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire ce mercredi 8 septembre les 395 parlementaires. Le Maroc a bravé les risques de pandémie de Covid-19 pour renforcer sa démocratie considérée comme un modèle pour le développement en Afrique du nord. 

C’est le 3ème scrutin législatif au Maroc depuis la réforme constitutionnelle de 2011. A travers ce processus politique, le Maroc veut donner une nouvelle forme à son système de démocratie. Le pays  a entamé des réformes dans le système de gouvernance politique.

Il faut dire que depuis 2011, la constitution du pays prévoit notamment que le chef du gouvernement soit nommé au sein du parti ayant plus de députés au parlement. C’est pourquoi, la tenue de ce scrutin législatif est un espoir pour le futur gouvernement.

Entre temps, le continent africain attend beaucoup de ce scrutin. Le succès de ce processus électoral marocain va ouvrir des portes d’opportunités à l’Afrique en termes d’investissement économique à travers les entreprises marocaines qui s’implantent dans les pays du continent.

A travers son leadership, le Maroc apparaît comme un nouveau modèle de développement. En 2021, le pays, qui compte près de 37 millions d’habitants, va afficher une croissance économique comprise entre 5,5 % et 5,8 %.

« Le pays coche pratiquement toutes les cases de la bonne gouvernance économique. Un équilibre macroéconomique exemplaire, un taux de change stable, un secteur financier robuste, des infrastructures de classe mondiale, des filières exportatrices performantes, un cadre des affaires qui a été grandement réformé, puisqu’en dix ans, le ranking du pays s’est amélioré de 75 places au classement Doing Business », a déclaré un économiste ayant participé à la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) en 2019.

Les scrutins et Covid-19

Selon le chronogramme électoral établi, les 18 millions d’électeurs attendus pour ces législatives, vont devoir voter aussi pour les élections régionales et communales. C’est dans un contexte sanitaire lié à la pandémie de Covid-19 qui affecte aussi le Maroc, que ces scrutins sont organisés.

La tenue de ces scrutins est le résultat d’une stratégie de la gestion rigoureuse de Covid-19. Car, dès l’apparition du premier cas de cette maladie sur le territoire marocain, les autorités ont pris de sages décisions en matière de santé ayant permis de contenir la propagation de la maladie sur le territoire marocain.

« À ce jour, la réponse du gouvernement a été rapide et décisive. Cette réaction proactive a permis au pays d’éviter une épidémie de plus grande ampleur et donc de sauver des vies. Outre la fermeture rapide des frontières et le renforcement du système de santé, l’Etat a établi un fonds spécial afin d’atténuer les impacts économiques », a ainsi indiqué la Banque mondiale dans son rapport.

Le gouvernement a donc adopté en mars 2020, les mesures de restrictions et de confinement strict. Pour succès de ce processus, les autorités marocaines ont mis l’accent sur le respect des mesures de distanciation sociale, ainsi que sur l’utilisation des canaux digitaux pour toucher les électeurs.

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