RCA: l’école Petevo toujours occupée par les sinistrés

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Ecole Zanga dans la Lobaye pour illustration @photo Kizer Maïdou

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 19 novembre 2021—(Ndjoni Sango) : Finalement, l’on ne comprendra jamais ce qui se passe dans ce pays pourtant, habités par des hommes et des femmes civilisés. Certes, les catastrophes et phénomènes naturels  sont courants dans presque tous les pays du monde, la République centrafricaine n’est pas exclue.

Durant deux années consécutives, la capitale Bangui, a connu le phénomène d’inondation qui a secoué une partie de ses habitants. Les 7ème, 6ème et 2ème arrondissements de Bangui sont sous la pression des eaux qui ont fait écrouler plusieurs maisons d’habitations, mettant dans la rue des centaines de foyers. Même les quartiers riverains de la Commune de Bimbo ont payé les frais de ces inondations.

Etant donné que le pays a une faiblesse de structure d’accueil en cas de force majeure, ce sont les structures publiques telles que les Ecoles, Eglises, Stades, Centres culturels et autres, qui accueillent les sinistrés. Au besoin, l’on crée des camps d’accueil, tel est le cas de l’école PETEVO, qui a été pris d’assaut par les habitants de cette localité qui ont subi des dégâts collatéraux des suites de ces inondations.

Cependant, il faut reconnaître l’effort du gouvernement avec l’appui des partenaires et ONG humanitaires qui sont venus à la rescousse de ces sinistrés. Devant témoins, ils ont perçu des fonds, dotés en matériels tels que ciments, tôles et des parcelles du domaine public qui leurs sont distribués pouvant servir de construction d’habitation.

Certains ont pu le faire, par contre, d’autres ont dilapidé cet argent à d’autres fins. Ainsi, dépourvus de moyens, ils sont obligés de rester là où ils sont, c’est-à-dire, dans les lieux d’accueil. Et pire encore, selon les informations en notre possession, bon nombre auraient vendu les matériels qui devraient servir à la construction de leur maison.

C’est le cas des sinistrés du quartier Langbachi, PETEVO, et ceux qui occupent l’espace de Lacour à Bimbo. Et ces citoyens se constituent en une organisation syndicale pour réclamer de l’Etat, une nouvelle aide financière parce qu’ils estiment que les montants octroyés sont insignifiants. Puisqu’ils bénéficient parfois des dotations en vivres  et autres effets, ils pensent que ces aides doivent s’éterniser.

Or, l’Etat a d’autres préoccupations majeures par exemple celles d’investir dans l’éducation, la sécurité, la santé et dans les infrastructures routières entre autres. Aujourd’hui, à Pétévo, les enfants ne peuvent aller à l’école. Les salles des classes sont toutes occupées par ses éternels sinistrés. Il n’y a que deux salles de classes qui sont ouvertes, occupées par les élèves de CM2.

C’est pourquoi, les deux directions de cet établissement scolaire, demandent aux autorités centrafricaines de tout faire pour les faire déguerpir car, la rentrée des classes est déjà effective depuis plusieurs semaines. Malgré la sensibilisation de la mairie de Pétévo et des chefs de quartiers pour convaincre ces compatriotes à libérer les lieux, ces derniers insistent et persistent de rester.

Il suffit de se rendre à l’école Pétévo, pour se rendre compte des dégâts et désordres qui s’y passent. Les locaux sont devenus puants, sales, insalubres avec des risques de contamination ou épidémie.

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