RCA: quand les banques sont submergées par des prêts après les festivités du nouvel an

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Centrafrique-BSIC-Ndjoni-Sango
Direction générale de la BSIC Centrafrique

Par Fofito Matthas             

Bangui 5 janvier 2022—(Ndjoni Sango) : Les festivités de Noël et fin d’année, sont les principales célébrations qui ont eu lieu ces derniers jouers. Ces fêtes constituent un moment de joie, de retrouvailles entre les différentes familles qui pour festoyer, nécessite des dépenses. C’est ce qui fait que la galère est au rendez-vous dans différents ménages qui pour faire face à certaines exigences font recours aux emprunts bancaires. Tel est le cas actuel de certains fonctionnaires centrafricains.

Les institutions financières, à l’exemple des banques commerciales et autres, sont actuellement débordées après les festivités de Noël et de nouvel an, quand combien même le salaire a été payé durant le mois de décembre.

Des prêts bancaires tels que le découvert encore appelé crédit de consommation sont au grand rendez-vous pour permettre aux fonctionnaires de faire face à certaines exigences familiales.

A ce rythme, les fonctionnaires peuvent-ils épargner de l’argent de côté pour faire face à des exigences immédiates telles que les urgences sanitaires ? Le mieux à faire pour ces fonctionnaires, c’est d’exercer des activités génératrices de revenus en dehors de leur fonction pour leur permettre d’assurer leur retraite à l’avenir tout en sachant que la pension n’est pas payée régulièrement.

Quant au gouvernement, il doit aussi penser au relèvement du niveau de salaire de ces fonctionnaires car ce qu’ils gagnent ne leur permet pas ne serait que d’épargner une partie pour une utilisation future. C’est pourquoi, chaque 15 du mois,  les fonctionnaires se précipitent aux portes des banques du second rang pour percevoir une avance de salaire en attendant la fin du mois pour prendre le reste qui ne sert qu’à payer des dettes et autres dépenses.

Malgré les nombreuses recommandations faites par le Groupement du syndicat des travailleurs centrafricains (GSTC), demandant la hausse des salaires des fonctionnaires de l’Etat à 40%, cette revendication a été déposée sur la table du gouvernement, qui promet aux syndicalistes de réagir alors que les discussions font son petit bonhomme de chemin.

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