RCA: « Mieux vaut procéder par un referendum constitutionnel », estiment les centrales syndicales

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Firmin Zoh-Ponguelé, Secrétaire Général de Groupement Syndical des Travailleurs Centrafricains (GSTC)

Par Prince Wilfried NZAPAOKO

Bangui 13 juin 2022— (Ndjoni Sango) : Lors d’une conférence de presse organisée par la plateforme Tongolo ti Bé-africa, le 10 juin 2022 à Ledger, les représentants des centrales syndicales ont montré leur point à ce projet en optant pour la voix du peuple qui est le referendum par rapport à ce projet de loi visant à modifier la constitution du 30 mars 2016.

Plusieurs plateformes de la société civile à l’exemple du Front Républicain dirigé par Héritier Doneng, et l’ONG Tongolo ti Bé-africa, de Stanislas Dobi Kokota, multiplient des actions à travers des sensibilisations, des tables rondes et autres manifestations dans la capitale ainsi que dans l’arrière-pays en faveur de la proposition de loi constitutionnelle modifiant et complétant les dispositions de cette loi mère du 30 mars 2016 qui fait la Une de l’actualités nationale et internationale.

Parmi ces organisations non gouvernementales qui soutiennent l’idée de la révision de cette constitution, qui pour elles, est déjà caduque, figure également le Groupe des Syndicats des Travailleurs de Centrafrique (GSTC).

Cette collectivité qui est le défenseur du droit des travailleurs nationaux, soutien sa proposition qui consiste à procéder par un referendum, permettant aux Centrafricains de se prononcer et décider librement de ce projet sans qu’on ne leur force la main.

« La Constitution du 30 mars 2016, ne reflète pas les réalités de l’heure. Elle ne satisfait pas la demande des centrafricains vu les contraintes politiques transitionnelles auxquelles elle a été votée. Cette loi mère ne soulage pas les difficultés des travailleurs Centrafricains. C’est pourquoi, nous les centrales syndicales des travailleurs centrafricains, pour la revoir nous souhaiterons à ce qu’on procède par un referendum. Cette méthode va permettre aux filles et fils du pays de donner leur avis sur ce projet de loi afin de dégager un consensus », a fait savoir Firmin Zoh-Pougélé, Secrétaire général du Groupe des Syndicats des Travailleurs de Centrafrique (GSTC).

Rappelons également que lors de ces échanges fluctueux entre ces entités, les articles 153 et 154 de la Constitution du 30 mars 2016, ont également fait l’objet de débat et de partage d’idées.

Ce projet de loi touche aussi toutes les couches sociales y compris les élus de la nation qui ont également pris des initiatives à travers le député de M’baiki 1, Brice Kevin Kakpayen qui a aussi soutenu cette idée  visant à réviser cette loi mère qui ne fait plus avancer le débat.

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