RCA : et si les exploitants miniers respectent leurs cahiers de charge ?

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Un chantier de diamants à Berberati en 2017 @crédit photo Erick Ngaba

Par Marly Pala       

Bangui 26 août 2022—(Ndjoni Sango): Plusieurs exploitants miniers nationaux et internationaux qui convoitent les richesses minières centrafricaines, ne respectent pas leur cahier de charge. Le plus souvent, le gouvernement délivre des permis d’exploitations aux les acteurs miniers avec des cahiers de charges pour permettre le développement social des localités. Malheureusement, une fois sur le terrain, ces exploitants ne respectent pas leurs cahiers de charge pour contribuer au développement du pays, ce qui oblige souvent le ministère des mines à suspendre les permis d’exploitation à certaines sociétés minières.

La RCA est un pays riche en produits miniers. Ces richesses naturelles ont fait que le pays est convoité par de nombreuses personnes tant locales qu’expatriées. En plus de cette convoitise, s’ajoutent les conflits armés qui impactent négativement sur le développement socioéconomique du pays. Car, lors de ces multiples crises sécuritaires, la plupart des rebelles ont pris comme bastion, les zones minières. Ce qui leur a permis de se ravitailler en matériels à travers l’exploitation illégale de ces ressources naturelles.

Aujourd’hui, une amélioration s’effectue dans ce secteur, en ce sens que les autorités en charge des mines délivrent légalement les permis d’exploitation aux exploitants miniers locaux et étrangers avec un cahier de charge pour la construction des infrastructures sociales de base.

Mais les réalités sur le terrain sont différentes. Car ceux qui prétendent avoir les papiers légaux n’ont pas respecté les cahiers des charges qui leur indiquent les limites d’exploitation, en abusant dans les opérations, créant ainsi les dégradations avancées, la pollution de l’air et des cours d’eau, semant la désolation au sein des paisibles populations.

En effet, les ressources naturelles contribuent valablement au développement du pays, si et seulement si les acteurs qui régissent la réglementation de l’exploitation y veillent sincèrement. Mais le manque de suivi des activités sur le terrain a fait que le centrafricain lambda ne profite guère des produits naturels de son pays.

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