RCA: l’axe Mokinda via Batalimon dans la lobaye, une route de l’enfer pour les usagers

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Axe Mokinda Batalimom dans la Lobaye crédit photo Marly Pala

Par Marly Pala

Batalimon 11 novembre 2022—(Ndjoni Sango) : Les villages Mokinda et Batalimon se trouvent dans la Lobaye à la sortie sud de la capitale centrafricaine. Lorsqu’on quitte la commune de Mbata pour aller à Batalimon, on doit emprunter le village Mokinda du feu Président David Dacko avant d’y arriver. Mais une large étendue d’eau stagnante sépare les deux localités, ce qui fait couler les larmes et salives des usagers.

La ville de Batalimon ravitaille la capitale Bangui avec des produits vivriers comme le manioc, les bananes plantains, les ignames et le taro entre autres. Elle facilite aussi le passage des gros véhicules, transportant des bois. Cependant, un grand souci se crée et devient de facto, la terreur des conducteurs et aussi bien des passants.

Ce souci est la vaste étendue d’eau stagnante qui sépare le village Mokinda de Batalimon, contraignant les conducteurs de véhicules à y passer avant que la nuit tombe de peur de s’enfoncer dans la partie la plus profonde. Comme témoigne Loïc Sakaba, un conducteur de Pick-up : « Nous qui conduisons les petits véhicules avons de la peine à traverser cette étendue d’eau stagnante, car à chaque passage, l’eau entre jusqu’à dans le moteur. Ce qui est un risque grave pour que le véhicule puisse s’arrêter brusquement au milieu. Comme vous voyez, une partie de cette eau est plus profonde. Donc nous sommes obligés de passer d’un seul côté-là où les piétons passent. Et pour chaque passage, il faut que quelqu’un traverse à pieds pour nous permettre de savoir où mettre les roues. Ce qui est une terreur pour nous et nous contraint à passer sur cet axe avant la tombée de la nuit. Nous souhaiterions qu’une solution adéquate y soit trouvée afin de faciliter la circulation facile des personnes et des biens », a-t-il déploré.

Cette question du barrage de route par les eaux, vient s’ajouter aux problèmes des infrastructures routières gravement dégradées, ne favorisant pas la libre circulation des personnes et des biens, facteur de développement socioéconomique de la République centrafricaine.

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